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COMMENTAIRE : Où serez-vous quand Taïwan brûlera — la question qui jugera notre génération
Crédit: Adobe Stock

Ce que personne ne veut t’expliquer

Tu crois que Taïwan, c’est loin. Tu crois que c’est un conflit régional. Tu crois que ça ne te concerne pas parce que tu vis à Sainte-Martine, à Montréal, à Québec, à Toronto, à Paris. Tu te trompes. Tu te trompes d’une façon qui te coûtera très, très cher.

Taïwan fabrique plus de 90% des puces électroniques les plus avancées du monde. Ton téléphone. Ton ordinateur. Le système de pilotage de ton auto. L’IRM qui scanne ta mère. Le système bancaire qui te permet d’acheter du pain. Tout. Tout passe par une île de 36 000 kilomètres carrés que Pékin considère comme une province renégate à récupérer avant 2049, centenaire de la République populaire. Sauf que Xi Jinping n’attendra pas 2049. Il a dit publiquement qu’il voulait l’armée chinoise prête pour 2027. Prête à quoi ? Prête à traverser le détroit.

Le miroir de notre courage

Taïwan, c’est l’île où la démocratie chinoise existe. Où on vote. Où on débat. Où on peut se moquer du gouvernement sans disparaître. C’est la preuve vivante que rien dans la culture chinoise n’est incompatible avec la liberté — et c’est précisément pour ça que Pékin ne peut pas la laisser vivre. Parce qu’elle est un démenti permanent à la propagande du Parti. Parce qu’elle prouve, chaque jour, que l’argument culturel est un mensonge.

Alors la question n’est pas géographique. Elle est civilisationnelle. Si on laisse Taïwan tomber, on signe l’acte de décès de la démocratie comme modèle exportable. On dit au monde entier : la liberté, c’est un luxe régional, pas un droit universel. Et le reste — les Philippines, la Corée du Sud, le Japon, l’Inde, l’Australie — tombera dans l’ordre.

Je ne suis pas militariste. Je n’ai jamais aimé la guerre. Je trouve obscène qu’on puisse parler de conflits en termes stratégiques pendant que des humains meurent dans la terre. Mais je refuse cette lâcheté intellectuelle qui consiste à dire « la guerre c’est mal » comme si ça suffisait à empêcher la guerre. La paix, ce n’est pas un état naturel. La paix, c’est un équilibre arraché au chaos par des générations qui ont payé. Et quand on arrête de payer — en vigilance, en courage, en sacrifices quotidiens — la paix s’effondre. C’est ce qu’on est en train de faire. On a arrêté de payer. On a cru que c’était gratuit.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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