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CHRONIQUE : Orsk. Perm. 1 500 kilomètres. L’Ukraine vient de changer les règles du monde
Crédit: Adobe Stock

Un président qui choisit ses mots comme des bombes

Zelensky n’a pas seulement publié des images. Il a utilisé un mot précis : « juste ». « De justes réponses ukrainiennes à la terreur russe. » Ce n’est pas le langage de la guerre. C’est le langage du droit. D’une rétribution proportionnée. D’une équation morale que Kyiv pose devant le monde : vous frappez nos infrastructures depuis trois ans, nous frappons les vôtres. Voilà ce que signifie « juste ».

Depuis novembre 2024, la Russie a frappé le réseau électrique ukrainien à répétition, laissant des millions de foyers sans chauffage en plein hiver. Depuis 2022, elle a détruit des raffineries ukrainiennes, des dépôts de carburant, des centrales thermiques. La liste des infrastructures énergétiques ukrainiennes détruites remplirait des pages entières. Zelensky dit : nous avons compris le principe. Nous l’appliquons maintenant dans vos régions. À 1 500 kilomètres. Et nous allons aller plus loin.

« Nous allons étendre ces portées »

Cette phrase mérite qu’on s’y arrête. « Nous allons étendre ces portées. » Ce n’est pas une rodomontade. Ce n’est pas de la communication de guerre pour galvaniser un moral intérieur. C’est une annonce stratégique adressée directement à Moscou, aux marchés pétroliers mondiaux, et aux chancelleries occidentales qui débattent encore des limites à imposer aux frappes ukrainiennes.

Après la frappe sur l’Oural la semaine précédente — 1 800 kilomètres de portée, un record absolu — voilà 1 500 kilomètres vers Orsk et Perm simultanément. L’Ukraine est en train de cartographier la profondeur stratégique de la Russie en temps réel. Chaque frappe est une mesure. Chaque incendie est une donnée. Et les données s’accumulent vers une conclusion que personne n’avait anticipée : toute la Russie industrielle est maintenant à portée de drone ukrainien.

Il y a trois ans, le 24 février 2022, les chars russes roulaient vers Kyiv. Le monde entier regardait, abasourdi, une armée supposément puissante avancer vers une capitale européenne. Aujourd’hui, au printemps 2026, l’Ukraine frappe simultanément deux villes russes à 1 500 kilomètres de sa frontière. Si vous n’avez pas eu le souffle coupé en lisant ça — recommencez. C’est vertigineux. C’est réel. Et ça change quelque chose de fondamental dans la manière dont on doit penser cette guerre.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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