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BILLET : Poutine joue à la guerre comme un enfant joue aux soldats de plomb — sauf que les siens saignent vraiment
Crédit: Adobe Stock

Le chiffre que personne n’ose prononcer dans son palais

Les estimations occidentales convergent désormais autour d’un chiffre monstrueux : près d’un million de soldats russes tués ou blessés depuis février 2022. Un million. Lis-le encore. Un million de garçons venus de Bouriatie, du Daghestan, de villages sibériens dont tu n’as jamais entendu le nom, jetés dans des tranchées boueuses pour qu’un homme de soixante-treize ans puisse cocher une case sur la carte d’un empire qu’il invente en rêve.

Ces garçons ne reviennent pas. Leurs mères reçoivent une enveloppe. Parfois une médaille. Parfois rien. Le Kremlin a interdit aux familles de publier les avis de décès dans les journaux locaux. Tu meurs deux fois sous Poutine. Une fois dans la boue. Une fois dans le silence administratif.

Et lui, pendant ce temps, propose une trêve de trois jours. Pour un défilé. Trois jours sur mille jours de carnage. Le ratio est obscène. C’est mathématiquement obscène. C’est moralement obscène. C’est humainement obscène.

Le mépris organisé de la chair humaine

Les commandants russes appellent leurs propres assauts des « vagues de viande ». Pas un journaliste occidental qui invente. Pas une métaphore ukrainienne. C’est le terme militaire interne. Tu envoies cent gars. Soixante meurent. Ça révèle les positions ukrainiennes. Tu envoies les quarante suivants pour les exploiter. C’est ça, la doctrine Poutine. La viande qui révèle la mitrailleuse.

Et cet homme, ce stratège du hachoir, vient parler de trêve symbolique. Vient parler de Victoire. Vient évoquer 1945 comme si son grand-père lui avait légué le droit de transformer ses propres conscrits en engrais.

Le 9 mai 1945, c’était la fin d’une guerre. Le 9 mai 2025, ce sera trois jours volés à une autre guerre, qu’il a lui-même déclenchée, qu’il refuse de finir, et qu’il instrumentalise pour parader devant un cercueil collectif qu’il n’osera jamais nommer.

La Victoire, pour lui, c’est un costume. Pour les mères russes, c’est un trou dans la photo de famille. Pour les Ukrainiens, c’est le mot qu’il a volé.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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