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CHRONIQUE : Koupiansk, la ville qu’on étrangle par les deux rives
Crédit: Adobe Stock

Un village comme une porte

Holoubivka. Retiens ce nom. Note-le. Parce que dans deux semaines, dans un mois, quand Koupiansk tombera ou tiendra, c’est ici que tout se sera joué. Sur la rive droite de l’Oskil. Au nord. Là où les Russes ont « légèrement avancé », dit le porte-parole avec cette litote qui pue la défaite.

Légèrement. Le mot est obscène. Légèrement, ça veut dire des positions perdues. Ça veut dire des soldats ukrainiens qu’on ne reverra pas. Ça veut dire une ville un peu plus seule.

Le pipeline, encore

Ils utilisent les conduites de gaz. Encore. Toujours. C’est leur signature, aux bouchers du Kremlin : ramper sous terre comme des rats, ressortir derrière les lignes, et tirer dans le dos. À Avdiivka déjà. Maintenant ici.

Je me demande quel ingénieur soviétique des années 70 a posé ces tuyaux en pensant chauffer des familles. Et qui aujourd’hui rampe dedans avec un fusil. La civilisation ne se défait jamais d’un coup. Elle pourrit par les conduits.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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