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COMMENTAIRE : Obama a regardé, Biden a hésité — maintenant l’Amérique doit frapper ou mourir
Crédit: Adobe Stock

Il est 18h17 du matin et je viens de comprendre quelque chose de terrible

Nous sommes la génération qui aura tout perdu par lâcheté

Je viens de fermer un livre d’histoire sur la chute de Constantinople, le 29 mai 1453, et j’ai les mains qui tremblent. Pas à cause du froid. Pas à cause de la fatigue. À cause de ce que je viens de comprendre. Constantinople n’est pas tombée parce que les Ottomans étaient plus forts. Constantinople est tombée parce que pendant 200 ans, les puissances chrétiennes d’Europe ont regardé le danger monter en discutant de leurs querelles internes, en attendant que quelqu’un d’autre s’en occupe, en croyant que les murailles tiendraient toutes seules. Quand Mehmed II a fait rouler ses canons devant les murs, il restait 7 000 défenseurs dans une ville qui en aurait nécessité 50 000. Personne n’était venu. Personne n’avait écouté. Personne n’avait voulu voir.

Maxime, écris ça. Écris-le en lettres de feu. Nous sommes Constantinople. Nous sommes les Byzantins de 2026 qui regardent les Ottomans préparer leurs canons et qui disons : « Bah, ils n’oseront pas. Bah, le commerce nous protégera. Bah, l’ordre international tiendra. » Nous sommes des aveugles volontaires. Et l’histoire — l’histoire qui n’a aucune pitié pour les civilisations qui s’endorment — nous attend au tournant avec un ricanement glacé.

Obama a regardé. Biden a hésité. Et nous, nous avons applaudi.

Souvenons-nous. Vraiment. Souvenons-nous au lieu de réécrire le passé pour nous arranger. Août 2013. Bachar al-Assad gaze ses propres civils à la Ghouta — 1 429 morts, dont 426 enfants, asphyxiés au sarin, mousse aux lèvres, regards figés dans des cours d’école. Barack Obama avait dit que c’était une « ligne rouge ». Que franchir cette ligne aurait des « conséquences énormes ». Le monde entier retenait son souffle. Les porte-avions étaient en position. Les Tomahawks armés. Et puis Obama a appelé Cameron, qui a appelé Hollande, qui a appelé Merkel — et tous ont reculé. La ligne rouge est devenue une ligne rose. Puis grise. Puis invisible. Vladimir Poutine, ce jour-là, a su. Il a su que l’Occident bluffait. Il a su qu’il pouvait tout faire.

Six mois plus tard, février-mars 2014 : annexion de la Crimée. Réponse occidentale ? Des sanctions ciblées contre 21 individus. Vingt-et-un. Vladimir Poutine venait de déchirer l’ordre européen issu de 1945, le premier changement de frontières par la force depuis Hitler — et l’Occident a sanctionné vingt-et-une personnes. Obama, à l’époque, ironisait en disant que la Russie n’était « qu’une puissance régionale ». Une puissance régionale. Cette puissance régionale tient aujourd’hui en otage 40 millions d’Ukrainiens et fait trembler toute l’Europe.

Je ne hais pas Obama. J’ai même voté pour lui en 2008, par procuration émotionnelle, comme tant d’autres. Il était brillant, articulé, charmant. Mais l’histoire ne juge pas les présidents sur leur charme. L’histoire les juge sur leurs décisions aux moments critiques. Et aux moments critiques — Syrie 2013, Crimée 2014, Donbass 2014, Soleimani et la Quds Force, l’accord nucléaire iranien sans inspections crédibles — Obama a systématiquement choisi la voie du moindre risque. Il ne voulait pas être le président qui déclencherait une guerre. Il a fini par être le président qui a rendu la guerre inévitable. C’est une différence subtile et c’est toute la différence du monde.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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