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ANALYSE : Frappe ukrainienne sur Shagol — un Su-57 et un Su-34 réduits en cendres à 1 800 km du front
Crédit: Adobe Stock

L’arme de propagande de Poutine

Le Sukhoi Su-57 n’est pas qu’un avion. C’est un totem. Présenté comme l’égal du F-22 américain, il devait prouver que la Russie post-soviétique pouvait encore concurrencer l’Occident sur la technologie de pointe. Programme lancé en 2002. Premier vol en 2010. Vingt-trois ans de retards, de scandales, de moteurs qui explosent au sol.

En 2018, Poutine en avait fait son ambassadeur. Quatre exemplaires envoyés en Syrie, photographiés, médiatisés. Des avions sortis pour la caméra, jamais pour le combat réel. Et aujourd’hui ? Un de ces totems brûle sur une piste de l’Oural. Ce n’est pas une perte militaire. C’est une humiliation civilisationnelle.

Combien en reste-t-il vraiment

Les estimations occidentales convergent : entre 22 et 28 Su-57 opérationnels en novembre 2025. La Russie en avait promis 76 d’ici 2028. Le programme a accumulé 6 ans de retard. Chaque appareil détruit représente près de 4 % de la flotte. Et pourtant, Moscou continue de prétendre que rien ne change.

Andriï, ingénieur ukrainien que j’ai contacté via Signal, me l’a dit en deux phrases : « Ils ne peuvent pas en construire un nouveau avant 18 mois. Les sanctions ont coupé les puces taïwanaises. » Voilà la vérité que personne ne veut formuler. Chaque Su-57 perdu est un Su-57 que la Russie ne remplacera pas avant deux ans.

Je pense à cet ingénieur russe, peut-être à Komsomolsk-sur-l’Amour, où ces avions sont assemblés. Il sait. Il sait que les composants n’arrivent plus. Il sait que les feuilles de route mentent. Il sait qu’on lui demande de fabriquer des chimères avec des pièces qui n’existent pas. Et il se tait. Parce que parler, en Russie, c’est mourir.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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