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OPINION : 9976 drones en une journée — et nous, on regarde
Crédit: Adobe Stock

Le mot qu’on n’utilise plus assez

Cette guerre n’est pas un « conflit ». Ce n’est pas une « crise ukrainienne ». Ce n’est pas une « situation ». C’est une guerre d’invasion illégale menée par la Fédération de Russie, condamnée par 141 États à l’Assemblée générale de l’ONU le 2 mars 2022, qualifiée de crime d’agression par la Cour pénale internationale, dont le procureur a émis un mandat d’arrêt contre Vladimir Poutine le 17 mars 2023.

Le langage diplomatique a tellement noyé ces faits qu’on les oublie. Disons-les encore. Vladimir Poutine est un criminel de guerre internationalement reconnu. Pas une opinion. Un fait juridique acté. Et pourtant, on continue de l’appeler « Président », on continue d’envisager des « négociations » avec lui, on continue de lui chercher des « sorties honorables ».

L’honneur n’est pas négociable

Il n’y a pas de sortie honorable pour quelqu’un qui a fait kidnapper plus de 19 500 enfants ukrainiens, déportés vers la Russie, certains adoptés de force par des familles russes, leurs prénoms changés. Il n’y a pas de « compromis » avec ça. Il y a un tribunal. Et dans une salle de tribunal, l’accusé ne négocie pas — il répond.

Quiconque, en 2026, parle de « négociation territoriale » avec la Russie de Poutine est en train de demander à l’Ukraine de signer la mort sociale et culturelle d’Avdiivka, Marioupol, Bakhmout, Kherson Sud, Berdiansk, et bientôt Pokrovsk. C’est demander à un peuple d’avaliser son propre génocide partiel. Et nous le demandons poliment, autour d’un café, dans des éditoriaux.

Le mot « négociation » est devenu le maquillage du mot « abandon ». On peut le dire en français correct ou en québécois cru, le résultat est le même. L’Occident négocie l’abandon. Et il appelle ça du réalisme.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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