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ENQUÊTE : L’email de Ghislaine Maxwell qui menace de faire tomber un milliardaire ami de Trump
Crédit: Adobe Stock

L’homme aux 158 millions versés à Epstein

Leon Black n’est pas un personnage marginal. C’est l’un des financiers les plus puissants de New York. Né en 1951, fils du PDG de United Brands assassiné en 1975, Black a co-fondé Apollo Global Management en 1990. À son apogée en 2021, sa fortune personnelle dépassait 11 milliards de dollars. Il a démissionné d’Apollo en mars 2021 après qu’un cabinet d’avocats indépendant a confirmé qu’il avait versé 158 millions de dollars à Jeffrey Epstein entre 2012 et 2017 — soit après la première condamnation d’Epstein pour proxénétisme avec mineure en 2008.

Lis cette phrase encore. Après la première condamnation d’Epstein. Black a continué à payer des dizaines de millions à un homme déjà reconnu coupable d’exploitation sexuelle de mineure. Il a expliqué qu’il s’agissait d’« honoraires de conseil fiscal ». Et pourtant, plusieurs femmes l’ont accusé de violences sexuelles. Cheryl Pierson, ancienne mannequin russe, a affirmé en 2021 avoir été violée par Black à plusieurs reprises dans la maison new-yorkaise d’Epstein, alors qu’elle était mineure. Black a nié toutes les accusations. Il n’a jamais été inculpé pénalement.

Ce que Maxwell pourrait détenir

Le courriel d’octobre 2024 mentionne « Leon’s emails etc stuff » — les courriels de Leon, et autres choses. Cette formulation est délibérément vague. Mais elle suggère que Maxwell détient une correspondance entre Leon Black et Jeffrey Epstein, ou entre Black et elle-même, susceptible de comporter du matériel compromettant. Pourquoi sinon parler d’un « robinet qui finira par se tarir » ? On ne dit pas ça d’une preuve neutre. On dit ça d’une preuve qui a un acheteur.

L’acheteur potentiel est facile à identifier. Si Trump envisage une grâce présidentielle pour Maxwell — possibilité que son propre avocat évoque publiquement —, alors le matériel concernant Black devient une monnaie d’échange. Maxwell offre, en clair : laissez-moi sortir, et les courriels de Leon ne sortiront jamais. Ou, version plus retorse : laissez-moi sortir, et je témoigne contre Black, ce qui détourne l’attention publique de tout autre nom plus gênant pour vous.

Je m’arrête sur ce mot. Marchandage. C’est le mot juste pour ce qu’on regarde se dérouler. Une femme condamnée pour avoir livré des enfants à des hommes puissants négocie sa liberté en utilisant ce qu’elle sait sur d’autres hommes puissants. Ce n’est pas de la justice. C’est un commerce. Et le pire, c’est que ça pourrait fonctionner. Parce qu’aux États-Unis, en 2026, le pouvoir présidentiel de grâce ne connaît aucune limite constitutionnelle. Trump peut littéralement signer une feuille demain matin et libérer Ghislaine Maxwell. Personne ne peut l’en empêcher. Pas le Congrès. Pas la Cour suprême. Pas l’opinion publique. Voilà l’état de la République américaine.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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