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ANALYSE : Le nombre de pertes russes en Ukraine s’accroît.
Crédit: Adobe Stock

Le pari initial de Poutine sur l’attrition s’est retourné contre lui

Hémorragie sans fin. Poutine pensait épuiser l’Ukraine par le nombre, par la masse, par l’indifférence au coût humain.

Quatre ans plus tard, c’est son armée qui se vide — goutte à goutte, convoi après convoi, cercueil après cercueil.

Chaque jour, selon l’état-major ukrainien : 1 080 soldats russes perdus. Tués, blessés, disparus. Un chiffre qui ne tremble plus, qui ne surprend plus personne. Et c’est peut-être là, dans cette accoutumance silencieuse, que se loge le scandale le plus profond.

Le maître du Kremlin jouait sur l’usure. C’est la Russie qui s’effrite.

Il pariait sur le temps. Le temps a retourné le couteau contre la main qui le tenait.

Qui osera lui dire que le pari est perdu ? Autour de la table, personne n’a cette latitude. Alors la machine continue de moudre, et l’indignation, elle, reste muette derrière les murs du palais.

Les réserves stratégiques russes se sont taries

Vertige démographique. Derrière chaque ligne du communiqué ukrainien, on devine un fils qui ne rentrera pas, un père dont la chaise restera vide, un frère dont le prénom ne sera plus prononcé qu’au passé.

Chaque matin, une nouvelle vague de deuil déferle sur des milliers de foyers russes — sans caméra, sans reconnaissance officielle, sans droit au chagrin public. La trahison de l’État envers ses propres morts a un nom : impunité.

Les unités d’élite, les forces spéciales, les régiments blindés qui devaient constituer la dernière ligne de défense : décimés, reconstitués à la hâte avec des conscrits mal formés, broyés à nouveau.

Hôpitaux saturés. Cimetières débordés.

La profondeur stratégique de l’armée russe — cette réserve censée garantir la survie de l’État face à une menace existentielle — a été consumée pour conquérir des villages ukrainiens dont personne à Moscou ne saurait écrire le nom sans hésiter.

Qui défendra la Russie demain, si une vraie menace se présente à ses frontières ? La question n’a rien de rhétorique. Elle est militaire, concrète, et au Kremlin, on ne peut y répondre sans mentir.

Les casernes se vident. Les appels tombent dans le vide. Les lits superposés n’attendent plus personne.

Ils ne reviendront pas.

Ce que vous lisez ici n’est pas une guerre : c’est un abattoir sans interrupteur, et son moteur tourne avec la chair de ceux qu’on a cessé de compter.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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