Pire performance depuis 2023
Sur les trois derniers mois, les gains russes sont les plus faibles depuis 2023, selon Black Bird Group. Deux des trois organismes de suivi ont même enregistré des mois où la Russie a perdu du terrain net. Sur l’ensemble de 2025, l’armée russe n’a grignoté que 1 768 miles carrés — l’équivalent d’un mouchoir de poche posé sur l’immensité ukrainienne, à peine plus grand que le Rhode Island.
Trois ans et demi de guerre totale, 352 000 morts russes, pour conquérir une zone qu’un automobiliste traverse en deux heures. C’est ça, l’opération militaire spéciale.
Les drones ont tué la guerre de mouvement
L’infiltration à deux, à pied, dans la boue
Les percées blindées massives appartiennent au passé. Le ciel ukrainien est saturé de drones, et chaque colonne mécanisée devient une cible avant même d’avoir bougé. Alors les soldats russes avancent comment ? À pied. En moto. Par paires de deux hommes, jour après jour, en gardant leurs distances pour ne pas offrir de cible groupée. Une guerre du XXIe siècle ramenée à la lente reptation de l’infanterie de 1916.
Le témoignage qui glace
Des barres chocolatées larguées à un mourant
Un soldat russe de 24 ans, déserteur, raconte au Times comment son unité a passé près d’un mois à tenter de prendre une seule petite ville près de Pokrovsk. Les troupes d’assaut ont été pulvérisées par les drones ukrainiens. Le commandant a alors ordonné l’infiltration par binômes. Les blessés ? Abandonnés en zone contestée. Le déserteur se souvient avoir tenté d’envoyer par drone de l’eau et des barres chocolatées à un camarade en train de mourir de déshydratation. C’est ça, la grande armée russe. Des hommes qui meurent de soif pendant que leurs frères leur larguent des Mars du ciel.
Starlink coupé, Telegram bridé, soldats aveugles
Le Kremlin se tire dans le pied
Les unités russes ont perdu l’accès à Starlink, qu’elles utilisaient en contrebande pour guider leurs propres drones. Pire : le Kremlin lui-même, en étranglant Telegram dans son grand verrouillage de l’internet russe, a saboté les communications de ses propres soldats au front. Quand la paranoïa du tyran se retourne contre ses propres troupes, c’est qu’un système commence à grincer de partout.
Rubicon, ou la course-poursuite technologique
L’Ukraine garde une longueur d’avance
Pendant ce temps, Kyiv consolide son avantage sur certains pans du front grâce à l’innovation drone : production de masse, tactiques renouvelées, technologie en évolution permanente. La Russie court derrière, déploie son unité d’élite Rubicon, tente de rattraper. Mais on ne rattrape pas une armée qui a fait du drone son ADN en quelques années de survie.
352 000 morts — six Vietnam empilés
Le prix du caprice impérial
Les chiffres tombés ce week-end de Mediazona et Meduza sont une gifle : 352 000 soldats russes morts à la fin de l’année dernière. Plus de six fois le nombre d’Américains tués au Vietnam. Six Vietnam. Empilés les uns sur les autres. Pour quoi ? Pour des villages dont personne en Russie ne pourrait situer le nom sur une carte.
Et Poutine continue de jouer au stratège géopolitique pendant que des familles enterrent des cercueils scellés à Iekaterinbourg, Tcheliabinsk, Oufa.
Le recrutement craque
Plus de chair pour le hachoir
Des responsables américains et européens confirment au Times que la Russie a manqué ses objectifs de recrutement dans les premiers mois de l’année. Le robinet à volontaires se tarit. Combien de temps avant une nouvelle mobilisation impopulaire ? La cote de Poutine glisse à son plus bas depuis le début de la guerre. L’économie ploie sous le budget militaire. Et les coupures d’internet mobile, imposées pour gêner les drones ukrainiens, exaspèrent les Russes ordinaires qui ne peuvent plus payer leur café au QR code.
La rhétorique de fin de partie
Poutine sent le sol bouger
Samedi en conférence de presse, le maître du Kremlin a laissé filer une phrase qu’on ne lui connaissait pas : « Je crois que l’affaire touche à sa fin, mais elle reste sérieuse. » Touche à sa fin. Dans la bouche de l’homme qui jurait de dénazifier l’Ukraine en une semaine, l’aveu sonne comme une capitulation déguisée. Pendant ce temps, son conseiller Ushakov exige toujours que Kyiv évacue le Donbass avant toute négociation. Kyiv refuse. Évidemment.
Trump, le perroquet du Kremlin
« Encore moins de cartes »
Et au milieu de ce naufrage stratégique russe, que dit le président américain ? Que Zelensky, qui n’avait « pas de cartes », en a désormais « encore moins ». Trump récite la partition de Moscou pendant que Moscou s’enlise. Il faut le faire. Pendant que les chiffres, les morts, les drones, la désertion crient tous la même chose — la Russie s’épuise — la Maison-Blanche pousse l’Ukraine à céder ce que Poutine n’arrive pas à prendre.
Conclusion : un tyran qui s'enfonce, un Occident qui s'aveugle
La vérité du terrain est brutale et limpide. L’armée russe n’avance plus. Elle saigne, elle rampe, elle abandonne ses blessés à la soif. Elle perd Starlink, étrangle son propre Telegram, manque ses recrues, enterre 352 000 hommes. Et c’est ce moment-là, précisément ce moment-là, que certains à Washington choisissent pour exiger des concessions ukrainiennes. Quand on tient l’agresseur par la gorge, on ne lui tend pas un verre d’eau. On serre. L’Histoire jugera ceux qui auront choisi de desserrer la prise au moment où le tyran suffoquait enfin.
Signé : Maxime Marquette, chroniqueur.
Sources
Euromaidan Press — NYT: Lost Starlink, throttled Telegram, missed recruits | The New York Times — Russia, Ukraine, Putin War
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