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ÉDITORIAL : La Cour suprême a deux poids, deux mesures. Et elle ne s’en cache même plus.
Crédit: Adobe Stock

Le précédent qui empêchait les présidents de devenir rois

En 1935, la Cour suprême avait tranché dans l’affaire Humphrey’s Executor v. United States. Le verdict : un président ne peut pas licencier à sa guise les membres des agences de régulation indépendantes. Pourquoi ? Parce que ces agences — FTC, SEC, FCC, NLRB — sont censées protéger les citoyens contre les abus du pouvoir économique et politique. Elles doivent rester insensibles aux humeurs de la Maison-Blanche. C’était l’idée. C’était la garantie.

Lundi, six juges conservateurs ont décidé que cette garantie n’existait plus. Officiellement, ils n’ont pas « renversé » Humphrey’s. Officiellement, ils ont « suspendu » sa protection pendant que le dossier remonte. Mais tout le monde sait ce que ça veut dire. La doctrine est morte. Reste à signer le certificat de décès.

Quand un juge te dit « ce n’est pas un renversement, c’est juste une suspension », c’est exactement comme quand on te dit « ce n’est pas un licenciement, c’est juste une fin de collaboration ». Les mots changent. La chose, non.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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