Skip to content
ÉDITORIAL : Trump abandonne Taïwan en plein vol. Et personne ne dit son nom.
Crédit: Adobe Stock

Ce que Reagan avait gravé, Trump efface

Petit cours d’histoire express. En juillet 1982, le président Ronald Reagan formule, en parallèle d’un communiqué conjoint avec la Chine, six engagements secrets envers Taïwan, déclassifiés depuis. Parmi eux : pas de date fixée pour la fin des ventes d’armes, pas de consultation préalable avec Pékin sur ces ventes, pas de pression sur Taipei pour négocier. Ces six assurances forment le squelette de la politique américaine envers l’île depuis. Bush père. Clinton. Bush fils. Obama. Biden. Tous les ont respectées. Tous.

Et puis arrive Trump 2. En une phrase, il annonce qu’il « aura cette discussion avec le président Xi ». La discussion sur les ventes d’armes. Celle qui ne devait jamais exister. Ce n’est pas un détail diplomatique. C’est l’effondrement d’un pilier. C’est la Chine qui apprend, sans rien demander, que la doctrine américaine est négociable. C’est Taipei qui découvre que son contrat de protection a une nouvelle clause : la bonne volonté de Donald Trump. Et tout cela avant même l’atterrissage à Pékin.

Les doctrines diplomatiques sont des constructions fragiles. Elles tiennent parce qu’on les respecte. Elles s’effondrent quand quelqu’un, un matin, décide qu’il peut s’en passer. Reagan était un cowboy républicain. Trump l’est aussi. Mais Reagan, lui, savait que certaines lignes ne se franchissent qu’au prix d’une catastrophe stratégique. Trump ne sait pas. Ou pire : il sait, mais il s’en fiche, parce qu’il pense qu’il fera mieux. Les dirigeants taïwanais paieront cette confiance en soi.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!
Plus de contenu