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ÉDITORIAL : Trump dit que le cessez-le-feu est « sous respirateur ». Le détroit, lui, est déjà mort.
Crédit: Adobe Stock

C’est un mot de médecin légiste

Quand un chef d’État emprunte au lexique des soins palliatifs pour parler d’un cessez-le-feu, il ne décrit pas une situation. Il prépare une opinion. Il habitue l’oreille. Il fait passer dans le sang du public l’idée que la mort est, au fond, déjà là — qu’il ne reste qu’à signer le constat. Trump n’improvise pas ce vocabulaire. Il le teste. Comme un publicitaire teste un slogan. Et le slogan, ici, dit ceci : si la guerre redémarre, ce ne sera pas une décision. Ce sera une conséquence naturelle. Le patient est mort de lui-même. Personne n’a tué personne.

Et pourtant. Un cessez-le-feu n’est pas un organisme vivant. C’est un contrat. On ne le débranche pas — on le rompt. La nuance n’est pas grammaticale. Elle est morale.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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