Skip to content
ÉDITORIAL : Les enfants volés. Le crime que l’Europe découvre enfin avec deux ans de retard.
Crédit: Adobe Stock

2 000 retours. 17 500 manquants. Et probablement bien plus.

Sybiha a livré le chiffre qui devrait clore tous les débats : plus de 2 000 enfants ramenés. Sur 19 546 cas documentés par le projet ukrainien Children of War. Faites le calcul. Quatre ans de guerre. Un peu plus de 10% de retours. Et Sybiha l’a dit avec une amertume qu’aucun protocole diplomatique ne pouvait masquer : ces retours ont eu lieu « malgré les mécanismes internationaux existants, pas grâce à eux ». Le Qatar a fait plus que la Croix-Rouge internationale. Le Vatican a fait plus que l’ONU. Les services secrets ukrainiens, opérant clandestinement en territoire russe, ont fait plus que toute la machinerie multilatérale réunie. Voilà l’humiliation que la communauté internationale doit avaler en silence.

Quand un État doit envoyer des agents clandestins arracher ses propres enfants au pays voisin pendant que l’ONU produit des rapports, c’est que le système d’après-guerre est mort. On vit dans ses ruines en faisant semblant qu’il fonctionne encore.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!
Plus de contenu