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ANALYSE : Trump défend la position des États-Unis lors de sa visite en Chine
Crédit: Adobe Stock

Le 14 mai 2026 : deux continents, un seul silence

Nous ne connaîtrons pas le nombre exact de morts. Nous ne mesurerons pas les cœurs qui se sont serrés. Mais nous savons ceci : la guerre continue en Ukraine, livrée jour après jour par des soldats ukrainiens qui tiennent debout, et par des conscrits russes jetés comme du matériel. Nous savons que pendant ce temps, des dirigeants se serrent la main à Beijing. Que Téhéran brûle. Que l’absence de réponse, à force, finit par en devenir une.

La colère monte en regardant les images.

La main de Donald Trump, président des États-Unis, serrant celle de Xi Jinping sous les lustres du Grand Palais du Peuple à Beijing. Une scène lisse, lustrée, photographiée en plein après-midi du 14 mai 2026.

Une gifle adressée à distance. À sept mille kilomètres, Téhéran encaisse des frappes aériennes israéliennes depuis trois semaines. Les sirènes résonnent. L’Amérique, elle, choisit son interlocuteur — et ce n’est pas celui qu’elle prétend protéger.

Donald Trump défend la position des États-Unis. Mais laquelle ? L’indifférence méthodique ? Le calcul froid déguisé en diplomatie ? L’abandon maquillé en pragmatisme ?

Qui en absorbe le coût ? Les familles iraniennes qui comptent leurs disparus. Les civils pris entre les frappes et le régime. Des vies réduites à des dommages collatéraux dans un communiqué que personne ne lira.

Qui porte la trace de cette parole absente ? Les alliés du Golfe laissés sans signal clair. Les engagements de sécurité vidés de leur substance. La confiance, cette monnaie qu’on ne réimprime pas.

En refusant de répondre aux questions sur Taïwan lors de la conférence de presse conjointe, Trump ne consolide pas l’ordre américain en Asie-Pacifique. Il le fissure. Chaque chancellerie de la région l’a entendu. Indignation feutrée, mais indignation quand même.

Trois semaines de frappes, zéro parole sur l’Iran

Depuis fin avril 2026, les frappes aériennes pilonnent des sites iraniens. Pendant que les déflagrations s’accumulent à Téhéran et à Ispahan, Donald Trump négocie des contrats commerciaux à Beijing.

Le décalage n’est pas un hasard de calendrier. C’est un choix. Les familles iraniennes enterrent leurs proches, et la première puissance mondiale garde la bouche fermée. Bouche fermée comme on ferme un dossier.

Son mutisme sur l’Iran dit davantage que n’importe quelle déclaration officielle. Trois semaines sans un mot, ce n’est pas un oubli — c’est une position. Trois semaines sans condamnation ni médiation, c’est un verdict rendu sans procès. Et l’impunité prend ses aises.

Certaines images ne trompent pas. Elles disent ce que les communiqués effacent. Elles restent quand les mots de circonstance s’évaporent. Des poignées de main sous les dorures. Des accords commerciaux paraphés devant les caméras.

Des sourires calibrés pour les agences de presse — pendant que des sirènes déchirent le ciel à sept mille kilomètres.

Le scandale n’éclate pas. Il s’installe.

Nous avons fixé cette photo de la poignée de main, longtemps, en cherchant ce qui manquait. Ce qui manquait, c’était nous. Notre exigence. Notre refus de considérer le mutisme comme une position neutre. Parce que se taire, quand des bombes tombent, n’est jamais neutre. C’est complice. Et nous le savons. Nous le sentons dans la gorge, cette chose qui ressemble à de la honte et qui n’a pas encore trouvé son mot juste.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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