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REPORTAGE : Dans la nuit du 15 mai, l’Ukraine frappe Riazan, Kaspiisk, Marioupol
Crédit: Adobe Stock

17 millions de tonnes par an. Et une nuit de feu.

La raffinerie de Riazan, ce n’est pas un site secondaire. C’est l’une des plus grandes installations pétrolières de Russie, avec une capacité annuelle estimée autour de 17 millions de tonnes de brut traité. Essence, diesel, kérosène. Du carburant qui fait rouler les blindés, voler les hélicoptères, marcher la machine. La nuit du 15 mai, un incendie de grande ampleur y a été signalé après la frappe. L’État-Major ukrainien l’a confirmé. Les images, vérifiées par les analystes open-source, montrent une colonne de fumée qu’on voit à des kilomètres.

Frapper Riazan, c’est frapper le carburant qui sort des chars russes en Donbass. C’est frapper le diesel des camions qui ravitaillent Avdiivka, Pokrovsk, Koupiansk. Chaque litre brûlé là-bas, c’est un litre qui n’arrivera pas au front. L’Ukraine l’a compris depuis longtemps. Depuis 2024, la stratégie est limpide : si on ne peut pas gagner la guerre sur la ligne de contact, on l’asphyxie en amont. On coupe le tuyau. Riazan, c’est le tuyau.

Une économie qui paie sa guerre en gisements

La Russie tire de son pétrole l’oxygène de son effort militaire. Quand une raffinerie comme Riazan brûle, ce n’est pas qu’un incendie industriel. C’est une recette fiscale qui s’évapore, des contrats d’export qui sautent, des subventions à la défense qui deviennent plus difficiles à honorer. Les analystes ukrainiens et occidentaux estiment que les frappes cumulées sur les raffineries depuis 2024 ont retiré entre 10 et 15 % des capacités de raffinage russes selon les périodes. Riazan n’est qu’une pièce du puzzle. Mais c’est une grosse pièce.

Et il faut le dire clairement : c’est légal. C’est documenté. C’est une cible militaire au sens du droit international des conflits armés. Le pétrole qui sort de Riazan alimente directement les forces armées russes engagées dans une guerre d’agression. Pas de débat moral à avoir. Juste un constat opérationnel.

Pendant qu’à Bruxelles on débat encore du prochain plafond sur le pétrole russe, à Kyïv on a arrêté de débattre. On frappe. Et ça fonctionne.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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