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ANALYSE : Trump, l’Iran et le mur de désapprobation qui se referme
Crédit: Adobe Stock

38% : le plancher qui n’existait pas en 2017

Compare avec son premier mandat. En mai 2018, après seize mois de chaos, Trump était à 42% d’approbation. Aujourd’hui, après seize mois de second mandat, il est à 38%. Quatre points de moins. Et l’écart n’est pas le pire — le pire, c’est la direction. La courbe descend. Lentement. Sûrement. Comme une marée qui ne remonte plus.

Soixante pour cent des Américains désapprouvent. Soixante pour cent. C’est le chiffre que Nixon a connu en 1973 juste avant Watergate. C’est le chiffre que Carter a connu en 1980 avant de perdre. C’est le chiffre que Bush fils a touché en 2008. Aucun de ces trois présidents n’a survécu politiquement à ce seuil. Trump, lui, n’a pas d’élection en face. Il a quelque chose de pire : des midterms dans cinq mois et demi, et un parti républicain qui commence à compter les sièges qu’il va perdre.

L’Iran, la guerre qui ne paie pas

Le détail le plus brutal du sondage NYT/Siena, c’est celui-ci. Cinquante-quatre pour cent des Américains désapprouvent la guerre contre l’Iran. Trente-neuf pour cent l’approuvent. Sept pour cent sont sans opinion. Et même chez les Républicains, l’approbation tombe à 71%, alors qu’elle dépassait les 85% sur ses positions étrangères en 2018. Un Républicain sur trois dit, à voix basse mais dans un sondage anonyme, qu’il n’aime pas ce qui se passe au Moyen-Orient.

Pourquoi ? Parce que les Américains de 2026 ne sont plus ceux de 2003. Ils ont vu l’Irak. Ils ont vu l’Afghanistan. Ils ont vu la Libye. Ils savent ce que coûte une guerre au Moyen-Orient, et ils savent qu’elle ne se termine jamais quand le président le promet. Trump avait juré, en campagne, qu’il serait le président de la paix. Qu’il ramènerait les troupes. Qu’il finirait les guerres « endless » de ses prédécesseurs. Et il vient d’en ouvrir une nouvelle, plus dangereuse que toutes les précédentes, contre un pays de quatre-vingt-cinq millions d’habitants armé jusqu’aux dents.

Je pense aux mères américaines qui regardent les nouvelles le soir et qui se demandent si leur fils sera mobilisé. Elles n’ont pas oublié 2003. Elles ne pardonneront pas 2026.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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