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ENQUÊTE : 1,776 milliard — le chiffre patriotique qui cache une caisse noire présidentielle
Crédit: Adobe Stock

Cinq personnes nommées par le procureur général

Lis attentivement les termes de l’accord publié lundi par le département de la Justice. Un comité de cinq personnes, choisi par le procureur général, supervisera la distribution du fonds. Pas un juge. Pas un panel bipartite. Pas une commission indépendante. Cinq personnes nommées par Todd Blanche, qui est lui-même un ancien avocat personnel de Donald Trump, recyclé en procureur général par intérim depuis février 2026. Cinq personnes qui décideront qui mérite de recevoir combien.

Et l’argent — d’où viendra-t-il ? D’un compte du Trésor utilisé normalement pour régler les poursuites judiciaires contre le gouvernement fédéral. C’est-à-dire l’argent que tu paies, contribuable américain, contribuable canadien si tu travailles aux États-Unis, pour que la justice puisse indemniser les vraies victimes d’abus gouvernementaux. Cet argent-là va être redirigé vers les « victimes » de l’ère Biden — selon la définition que les cinq personnes nommées par Trump donneront du mot « victime ».

Les bénéficiaires probables, sans rire

Qui pourrait recevoir de l’argent de ce fonds ? Roger Stone, condamné en 2019 pour mensonges au Congrès et obstruction, gracié par Trump. Paul Manafort, ancien directeur de campagne de Trump, condamné pour fraude fiscale et bancaire. Michael Flynn, ancien conseiller à la sécurité nationale, condamné pour avoir menti au FBI. Steve Bannon, condamné pour outrage au Congrès. Peter Navarro, condamné pour la même raison. Les émeutiers du 6 janvier 2021, déjà graciés en masse en janvier 2025, qui pourraient maintenant réclamer une indemnité financière pour leurs poursuites passées.

Tu mesures l’ampleur ? Les gens condamnés pour des crimes prouvés vont pouvoir réclamer de l’argent à l’État, parce que c’est l’administration précédente qui les a poursuivis. Comme si Al Capone, après une amnistie présidentielle, avait pu poursuivre le département du Trésor américain pour l’avoir embêté avec ses impôts. La logique est exactement celle-là. Et elle s’apprête à être appliquée, légalement, avec le sceau du département de la Justice.

Quand un gouvernement crée une caisse pour rembourser ses propres amis condamnés, il n’y a plus de droit. Il y a juste des règles transformées en armes contre les règles.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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