Skip to content
BILLET : L’OTAN doit investir massivement — l’Ukraine n’est pas un champ de bataille, mais un test pour l’Europe
Crédit: Adobe Stock

Un pays qui résiste, mais à quel prix ?

L’Ukraine n’est pas seulement un État en guerre. C’est un rempart. Un rempart contre l’avancée russe, mais aussi contre l’inaction européenne. Chaque obus tiré, chaque drone abattu, chaque soldat mobilisé en plus est une victoire qui protège aussi Paris, Berlin ou Rome. Pourtant, malgré les appels répétés de Volodymyr Zelensky à une intensification de l’aide, les livraisons d’armes se font encore trop souvent au compte-gouttes. Les retards dans les décisions, les hésitations politiques, les querelles bureaucratiques — tout cela se paie en vies humaines.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Selon les dernières estimations, seuls six pays de l’OTAN — sur 32 — dépassent l’objectif de 2 % du PIB consacré à la défense. Et parmi eux, combien contribuent réellement à l’effort ukrainien ? La Suède, troisième donateur mondial, est une exception. Le Canada, l’Allemagne et les Pays-Bas suivent. Mais où sont les autres ? L’Europe, qui se targue d’être une puissance normative, se comporte comme un nain militaire. Pendant que la Russie investit massivement dans son complexe militaro-industriel, l’OTAN tergiverse.

La dissuasion, une illusion si les budgets ne suivent pas

Le général Petr Pavel, président tchèque, l’a rappelé avec une franchise rare : les hypothèses sur lesquelles reposait l’architecture de sécurité européenne d’avant-guerre ne sont plus valables. La paix en Europe n’est plus un acquis. Elle se gagne chaque jour, par des actes concrets. Pourtant, malgré cette prise de conscience, les budgets de défense stagnent. Pire : certains pays, comme la Hongrie ou la Grèce, semblent plus préoccupés par des querelles internes que par la menace extérieure.

Les exercices nucléaires conjoints de la Russie et de la Biélorussie, annoncés comme « terminés » par Vladimir Poutine, sont un rappel brutal : Moscou ne joue pas selon les règles de l’OTAN. L’Alliance, elle, joue selon ses propres règles — celles d’une bureaucratie lente, d’une diplomatie timorée et d’une économie de guerre qui n’en est pas une. Résultat ? La dissuasion s’effrite. Et avec elle, la sécurité de millions d’Européens.

L’OTAN est une alliance militaire, pas un club de discussion. Si elle ne peut pas protéger ses membres les plus exposés aujourd’hui, comment pourra-t-elle le faire demain ? La réponse est simple : elle ne pourra pas. Et c’est précisément ce que veut la Russie.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!
Plus de contenu