Skip to content
BILLET : 276 affrontements en une journée, la guerre en Ukraine s’intensifie et le monde regarde ailleurs
Crédit: Adobe Stock

L’artillerie comme langue maternelle

Les Russes ont une stratégie : user. User les défenses ukrainiennes, user les nerfs des soldats, user la patience du monde. 3 114 tirs d’artillerie en une journée, c’est comme si chaque minute, une explosion déchirait le sol ukrainien. Et chaque explosion emporte un peu plus d’espoir, un peu plus de résistance, un peu plus de cette foi aveugle en une victoire qui semble de plus en plus lointaine.

Les drones, eux, sont devenus les nouveaux fantômes de cette guerre. 8 557 en 24 heures. 8 557 fois où un engin volant a sifflé dans le ciel avant de s’écraser sur une cible — ou sur une école, un hôpital, une maison. À Odesa, un drone a détruit deux étages d’un immeuble, blessant quatre personnes. À Chernihiv, huit civils, dont trois enfants, ont été touchés. À Kherson, un arrêt de bus a été visé, tuant un civil. Et pourtant, les drones continuent de voler. Et pourtant, le monde continue de regarder.

Il y a quelque chose de terrifiant dans cette normalisation de l’horreur. Nous parlons de drones comme nous parlons de la météo : « Aujourd’hui, il y aura des averses de drones sur Odesa. » Comme si c’était une fatalité, comme si nous n’avions plus le choix. Mais nous avons toujours le choix. Celui de regarder. Celui d’agir. Celui de refuser que 8 557 drones deviennent une statistique de plus dans l’histoire de l’humanité.

Les pertes russes : un nombre qui ne veut plus rien dire

Le ministère ukrainien de la Défense annonce que les pertes russes s’élèvent à 1 365 470 soldats depuis le début de la guerre, en février 2022. Un chiffre à donner le vertige. Un chiffre qui, s’il était vrai, signifierait que la Russie a perdu l’équivalent de la population de Bordeaux en quatre ans. 1 410 soldats de plus en 24 heures, comme si une petite ville avait été rayée de la carte en une journée.

Mais que valent ces chiffres ? Dans une guerre où la propagande est une arme aussi puissante que les bombes, les nombres deviennent des armes à double tranchant. Les Russes minimisent leurs pertes, les Ukrainiens les exagèrent peut-être. Peu importe. Parce que derrière chaque chiffre, il y a une famille qui pleure, un enfant qui grandit sans père, une mère qui attend un fils qui ne reviendra jamais.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!
Plus de contenu