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DECRYPTAGE : la nuit où Trump a promis un accord avec l’Iran, le matin où l’Iran a dit non
Crédit: Adobe Stock

Sept heures entre la bravade et la gifle

Reprenons la séquence dans l’ordre. Dans la nuit du dimanche au lundi, Trump publie son message à 1 heure du matin. Il y affirme que l’Iran veut un accord, que cet accord sera « bon pour les États-Unis et pour ceux qui sont avec nous », et il attaque dans la foulée les démocrates ainsi que « divers républicains apparemment peu patriotiques » qui rendraient les négociations plus difficiles par leur « pépiement négatif à des niveaux jamais vus ». La formule est typique. L’ennemi est partout sauf en face. Le problème n’est jamais la stratégie, c’est toujours la critique. Puis la conclusion arrive, presque paternelle : « Asseyez-vous, détendez-vous, tout finira bien — comme toujours ! ». Cette phrase, à elle seule, mériterait une thèse. Elle dit l’infantilisation du public, la confiance magique dans le hasard, le refus catégorique de la complexité.

Quelques heures plus tard, l’agence d’État iranienne publie sa réponse. Elle ne mentionne pas Trump. Elle ne répond pas au tweet. Elle énonce simplement un fait : « Étant donné la poursuite des attaques du régime israélien au Liban, et considérant que le Liban faisait partie des préconditions à un cessez-le-feu — préconditions désormais violées sur tous les fronts, y compris le Liban — l’équipe de négociation iranienne suspend les pourparlers et les échanges de textes via les médiateurs. » Pas de polémique. Pas d’émotion. Une phrase administrative qui désintègre une promesse présidentielle. L’Iran n’a pas répondu à Trump. Il lui a tourné le dos. Et ce dos tourné dit tout : il dit que Téhéran ne joue plus le jeu de la communication parallèle, que les canaux indirects sont gelés, que la pression rhétorique américaine n’a plus de prise. Pendant ce temps, selon NBC News, les frappes croisées entre les États-Unis et l’Iran ont continué tout le week-end et jusqu’au lundi matin. La guerre, elle, n’attend pas les tweets.

Il y a quelque chose de vertigineux à observer un président qui parle à un interlocuteur qui ne l’écoute plus. C’est comme regarder quelqu’un crier dans un téléphone décroché. La performance continue, mais le fil est coupé depuis longtemps.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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