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ANALYSE : La guerre en Iran, une aubaine pour Pékin, Moscou et Pyongyang
Crédit: Adobe Stock

Le pétrole iranien, carburant de l’économie de guerre russe

Alors que les sanctions occidentales asphyxient l’économie russe depuis le début de l’invasion de l’Ukraine, la guerre en Iran agit comme un bouffée d’oxygène. Les prix du baril ont grimpé de plus de 40 % depuis le début des hostilités, permettant à Moscou de contourner partiellement les restrictions sur ses exportations énergétiques. Les revenus pétroliers russes, qui financent directement la machine de guerre en Ukraine, sont dopés par cette flambée des cours. Selon les dernières estimations du FMI, la Russie pourrait enregistrer un surplus budgétaire de 50 milliards de dollars d’ici la fin de l’année, principalement grâce à la hausse des prix de l’énergie.

Le Kremlin a d’ailleurs saisi l’opportunité pour renforcer ses liens avec Téhéran. Les deux régimes, tous deux sous sanctions internationales, ont développé une coopération énergétique et militaire sans précédent. Des livraisons de drones iraniens à la Russie ont été documentées, tandis que des techniciens russes aident l’Iran à moderniser ses infrastructures pétrolières. La guerre en Iran n’est plus seulement un conflit local : c’est un multiplicateur de force pour l’axe Moscou-Téhéran.

La Chine, spectatrice avisée, en profite pour accélérer sa marche vers la domination navale

Pendant que les États-Unis s’enlisent dans une guerre coûteuse au Moyen-Orient, la Chine poursuit méthodiquement son ascension militaire. Le porte-avions de type 003, le Fujian, est en phase finale d’essais en mer. Selon les experts du Center for Strategic and International Studies (CSIS), ce bâtiment de 80 000 tonnes pourrait entrer en service dès 2027, réduisant l’écart technologique avec la marine américaine. Pékin utilise la distraction américaine au Moyen-Orient pour combler son retard.

Mais la Chine ne se contente pas de construire des navires. Elle forme ses pilotes, teste ses missiles hypersoniques et affine ses tactiques de guerre aéronavale. Les exercices conjoints avec l’Iran en mer d’Oman, bien que présentés comme des manœuvres anti-piraterie, servent en réalité à préparer des scénarios d’intervention dans le détroit d’Ormuz. La guerre en Iran est une école de guerre pour l’Armée populaire de libération. Chaque jour de conflit offre à Pékin une occasion d’étudier les faiblesses américaines et de peaufiner ses propres stratégies.

La Corée du Nord, opportuniste, teste les limites de la dissuasion américaine

À l’autre bout du continent asiatique, Pyongyang observe avec un intérêt non dissimulé les développements au Moyen-Orient. Le régime de Kim Jong-un a toujours vu dans l’affaiblissement américain une opportunité pour renforcer sa position. Depuis le début de la guerre en Iran, la Corée du Nord a multiplié les essais de missiles balistiques, dont plusieurs ont atteint des altitudes record, démontrant une capacité à frapper le territoire continental américain.

Plus inquiétant encore, les services de renseignement sud-coréens rapportent une augmentation des transferts de technologies entre Pyongyang et Téhéran. Des experts iraniens auraient été formés en Corée du Nord sur la miniaturisation de têtes nucléaires, tandis que des ingénieurs nord-coréens auraient étudié les systèmes de propulsion iraniens pour missiles. La guerre en Iran sert de laboratoire pour les ambitions nucléaires nord-coréennes. Chaque frappe israélienne ou américaine contre l’Iran retarde peut-être le programme iranien, mais elle accélère inéluctablement celui de Pyongyang.

L’histoire nous enseigne que les guerres par procuration finissent toujours par revenir hanter ceux qui les ont lancées. L’Iran est en train de devenir le Vietnam de l’Amérique du XXIe siècle – un conflit qui s’éternise, qui coûte cher, et qui offre à ses ennemis des victoires qu’ils n’auraient jamais pu obtenir par la force.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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