Skip to content
CHRONIQUE : Et si Kamala Harris avait fait tout ça? L’Amérique sous deux mesures qui la tue
Crédit: Adobe Stock

La Maison-Blanche comme chantier d’ego

Stephens commence par l’image la plus matérielle : l’aile est de la Maison-Blanche, démolie. Pas rénovée. Démolie. Pour qu’on y construise une salle de bal réclamée à grands cris au contribuable. Imaginez une présidente démocrate ordonnant la démolition d’une partie historique de la résidence officielle pour se faire bâtir une salle de réception. Le Wall Street Journal aurait commandé des éditoriaux quotidiens. Fox News aurait diffusé en boucle des images de gravats sur fond noir. Marjorie Taylor Greene aurait déposé une motion de destitution avant la fin de la semaine. Lindsey Graham aurait pleuré devant les caméras du Sénat. Le chiffre exact du démontage importe moins que ce qu’il signale : la propriété publique traitée comme un bien personnel, et la facture envoyée au peuple comme une évidence.

Le geste est mineur dans la grille des horreurs, mais il fonctionne comme révélateur. Il dit ce qui est devenu permis. Il dit que la mémoire d’une institution — celle des Roosevelt, des Kennedy, des Reagan — pèse moins qu’un caprice décoratif. Et il dit surtout que les gardiens supposés de la tradition, ces conservateurs qui jadis pleuraient sur un drapeau froissé, ont accepté la transaction. Ils ont troqué la conservation contre la complaisance. Et personne, dans le camp qui se réclame de Burke et de Buckley, n’a démissionné. Aucune voix républicaine n’a dit non. Aucun éditorial du National Review n’a sonné l’alarme avec la même intensité que pour une pelouse mal tondue sous Obama.

Quand un peuple accepte qu’on rase une partie de sa maison commune pour y mettre une scène, il a déjà accepté qu’on rase autre chose. Le bâtiment est toujours le premier indice.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!
Plus de contenu