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GEOPOLITIQUE : Les routes qui nourrissent la guerre russe se ferment une à une sous les drones ukrainiens
Crédit: Adobe Stock

Pourquoi un opérateur de drone ukrainien dit que la vraie cible est ailleurs

Un opérateur de drone ukrainien, cité par ISW, soutient que la M-04 compte davantage pour le Kremlin que la M-14, pourtant plus médiatisée. La M-14 relie l’oblast de Rostov à la Crimée occupée — c’est la route des images, des ponts, des convois filmés. La M-04, elle, est l’épine dorsale silencieuse. Elle commence près de Moscou, traverse mille kilomètres de plaines, atteint Rostov-sur-le-Don, puis bifurque vers la côte de la mer Noire et le Caucase. Elle nourrit la Crimée occupée, le sud de l’Ukraine et l’oblast de Louhansk en passant par les villes russes de Millerovo et Kamensk-Chakhtinski. Elle alimente aussi l’oblast de Donetsk via Novochakhtinsk, dans l’oblast de Rostov. Un seul ruban d’asphalte, six destinations militaires, des centaines de convois par jour.

Et pourtant, l’opérateur ukrainien a raison sur un point que les analyses occidentales ont mis du temps à saisir : couper la M-14 isole la Crimée, mais couper la M-04 isole tout le sud-est. C’est la différence entre amputer un doigt et amputer un bras. Le 3e corps d’armée ukrainien a annoncé le 31 mai 2026 que ses drones avaient acquis ce qu’il appelle le contrôle de tir sur cinq villes occupées : Louhansk, Starobilsk, Alchevsk, Briankaen et Kadiivka. Les cinq villes sont sur la M-04 ou à proximité immédiate. En clair : un camion qui roule entre ces villes est désormais un camion qui peut brûler à tout moment. Et le commandement russe le sait. Et il n’a rien à opposer à cette équation, sinon des décrets de panique.

La Russie est un État continent qui se découvre soudainement étroit, parce qu’une poignée de pilotes ukrainiens dans une cave a redessiné les distances.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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