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CHRONIQUE: L’époque d’impunité d’Elon Musk
Crédit: Adobe Stock

Tesla 2015 promettait demain, Tesla 2026 embrase nos rues

On a vu Tesla passer de la promesse d’avenir en 2015 à une machine qui consume nos rues en 2026.

On a vu des travailleurs brûlés à Grünheide sur des chaînes sans syndicat qu’on n’arrête jamais, et des tribunaux reculer devant un homme dont les voitures tuent et dont les messages allument des émeutes, parce que « c’est trop gros ».

Mais c’est nous qui avons signé ce pacte sans le lire — nous avons acheté son génie au prix de notre capacité à le juger, et un peuple qui ne juge plus ses rois a déjà cessé d’être un peuple libre.

Rage au volant. En 2015, Tesla promettait l’avenir. En 2026, Tesla consume nos rues. Et nos règles.

Rage dans les usines. À Berlin, Grünheide, des salariés brûlés par une chaîne qu’on n’arrête pas. Tesla n’a pas de syndicat. Tesla a des cadences. Et la marque, elle, ne paie rien. Rien.

Rage dans les tribunaux. Un homme dont la voiture tue, dont l’algorithme écrase, dont les messages en ligne allument des émeutes. Et aucun juge n’ose toucher. « C’est trop gros », disent-ils.

Trop gros pour la justice: trop gros, ça veut dire trop puissant. Trop impuni.

Et la rage, enfin, dans nos coffres. Les conducteurs de Tesla paient leurs réparations seuls, sans garantie, sans rappel, sans réponse. Le génie promettait. L’impunité livre.

Et nous, nous les autorisons encore sur nos routes. Ce n’est pas une marque, c’est un bouclier.

Le contrat était clair: l’excellence achète le silence

Nous avons signé le chèque. Nous avons livré les satellites. Nous avons ouvert les portes de l’espace à un seul homme, croyant payer un génie, sans voir que nous achetions une impunité.

Nous avons cédé la NASA à SpaceX. Cédé le Pentagone à ses fusées. Cédé, surtout, notre droit de dire non — par peur de perdre le bouclier d’or que lui seul peut lancer.

J’ai eu honte de l’admettre: moi aussi, j’ai applaudi les lancements. Moi aussi, j’ai confondu la prouesse et la vertu.

C’est peut-être ça, le vrai contrat — on ne nous a rien volé, on nous a vendus à nous-mêmes.

Ce n’est pas un privilège qu’on lui offre. C’est un verdict qu’on pose sur nous-mêmes: nous avons décidé que certaines règles ne s’appliquent pas à ceux qui les écrivent dans le vide spatial.

Vous le savez déjà, au fond. Vous le saviez avant de lire cette ligne — vous attendiez seulement que quelqu’un l’écrive à votre place.

Il a publié un message. Belfast a brûlé. Il n’a rien payé.

Voilà l’ère d’impunité d’Elon Musk: elle ne durera qu’aussi longtemps que nous refuserons de le juger. Le pacte n’est pas éternel. Il suffit de cesser de le signer.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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