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ÉDITORIAL – et si paul saint‑pierre plamondon avait raison sur le système libéral?
Crédit: Adobe Stock

Je vais le dire simplement: quand l’Unité permanente anticorruption s’intéresse à toi, ce n’est pas un badge d’honneur, ce n’est pas un détail de parcours. Ce n’est pas un petit caillou dans la chaussure. C’est un signal rouge. Un vrai. Et quand ce signal rouge clignote, à répétition, devant le même parti, devant la même formation politique, je refuse qu’on me dise que tout va bien. Je refuse qu’on me fasse la leçon sur la modération pendant que la maison brûle en silence. Je ne suis pas naïf. Je sais que la politique, ce n’est pas un univers de saints. Mais il y a une différence énorme entre l’imperfection humaine et la répétition mécanique de crises de confiance, d’enquêtes, de perquisitions. Et ce fossé, j’ai l’impression que le PLQ s’y installe depuis trop longtemps. Que cela nous plaise ou non, l’UPAC n’est pas une invention d’adversaires souverainistes. C’est une pièce de l’État québécois. Quand cette pièce se tourne vers un parti bien précis, encore et encore, je me sens obligé de demander: pourquoi lui? Pourquoi si souvent? Et pourquoi devrait‑on, nous, faire semblant de ne pas le voir?

treize ans d’upac, un parti dans le viseur

L’UPAC a été créée pour coordonner la lutte contre la corruption au Québec, avec un mandat clair: enquêter sur les infractions touchant l’intégrité des contrats publics, le financement politique, les abus de fonds. Depuis sa mise sur pied, le nom du Parti libéral du Québec revient de manière récurrente dans les dossiers médiatisés. En juillet 2013, la perquisition à la permanence du PLQ, rue Waverly, a mené à la saisie de documents, confirmée publiquement par le chef libéral de l’époque. Quelques années plus tard, au fil des révélations et des témoignages, on voit se dessiner un portrait troublant du financement libéral, dans le sillage aussi de la Commission Charbonneau. Puis arrive 2025, et l’UPAC annonce officiellement une enquête criminelle visant le PLQ, en lien avec les allégations entourant la course à la direction de Pablo Rodriguez. Dans les extraits rendus publics, on parle de votes présumément achetés, d’utilisation de fonds parlementaires pour des activités partisanes, bref, d’un mélange explosif entre ressources publiques et jeu de pouvoir interne. Quand tu regardes tout ça, tu constates que l’UPAC ne tourne pas autour de tous les partis de la même façon. Elle frappe un endroit bien précis. Cela ne prouve pas tout. Mais cela pose une question lourde: pourquoi ce parti se retrouve‑t‑il, encore et encore, sur la trajectoire des enquêteurs?

une enquête criminelle qui change tout

La nuance est importante. Pendant des mois, on a entendu parler d’allégations, de « vérifications » de l’UPAC, de rumeurs de financement irrégulier. Mais à la fin de 2025, on passe à un autre niveau: l’UPAC confirme que ses vérifications sont terminées et qu’elle ouvre « officiellement une enquête », plus précisément une enquête criminelle visant le Parti libéral du Québec et des pratiques liées à la course au leadership. Dans les analyses publiques, on évoque des histoires de vote de membres libéraux qui auraient été achetés, la mobilisation de ressources normalement réservées au travail parlementaire, mais utilisées à des fins partisanes, le tout dans un climat où le parti traverse déjà une crise interne majeure. Le chef Pablo Rodriguez se retrouve sous une pression énorme, des voix demandent sa démission, et l’idée d’un PLQ « au‑dessus de tout soupçon » vole en éclats. Cela ne signifie pas que chaque membre du parti est coupable de quoi que ce soit. Cela veut dire que la formation elle‑même, comme organisation, est visée par une enquête criminelle. C’est lourd. C’est grave. Et cela rend encore plus légitime la question de savoir s’il existe, au sein de cette culture politique, une façon de faire qui dépasse le simple accident de parcours.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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