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ANALYSE : Taïwan, la monnaie d’échange de Trump
Crédit: Adobe Stock

1982-2026 : l’Amérique qui oublie ses promesses

En 1982, les États-Unis avaient donné à Taïwan les Six Assurances. La troisième était claire : «Les États-Unis ne discuteront pas des ventes d’armes à Taïwan avec la ChineQuarante-quatre ans plus tard, Donald Trump venait de faire exactement l’inverse. À Pékin, il avait discuté des armes américaines vendues à Taïwan. Et il l’avait fait sans même consulter Taipei.

Le package de 14 milliards de dollars d’armes promis à Taïwan était devenu, du jour au lendemain, une monnaie d’échange. «Un excellent atout de négociation», avait dit Trump. Comme si les F-16, les missiles, les radars qui devaient protéger Taïwan n’étaient que des jetons sur une table de poker.

Les Six Assurances étaient un contrat moral. Trump en a fait un contrat commercial. Et les Taïwanais paient le prix.

Le DPP dans le déni, le KMT dans les bras de Pékin

À Taipei, le Parti démocrate progressiste (DPP) de Lai Ching-te a tenté de minimiser les propos de Trump. «La politique américaine n’a pas changé», a affirmé un porte-parole. «Nous maintenons le statu quo», a ajouté un autre. Comme si le statu quo n’était pas, justement, ce que Trump venait de remettre en question.

Pendant ce temps, le Kuomintang (KMT), le parti pro-chinois, souriaient dans l’ombre. Leur présidente, Cheng Li-wun, était allée à Pékin en avril, rencontrer Xi. Elle avait prévenu : «Taïwan ne doit pas devenir un pion, ni un atout de négociation de Trump.» Ironie du sort : c’est exactement ce que Taïwan était devenu.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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