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CHRONIQUE : Trump offre 300 milliards à l’Iran — et sa propre base hurle à la « capitulation »
Crédit: Adobe Stock

Trois cents milliards pour reconstruire l’Iran

Le cœur de la colère tient en un nombre : 300 milliards de dollars. Selon Axios, le MOU ouvre la voie, dans les négociations nucléaires ultérieures, à un « fonds de reconstruction » de cette ampleur pour l’Iran. Trois cents milliards versés à un régime que la droite américaine décrit depuis des décennies comme le premier parrain mondial du terrorisme. Pour les faucons MAGA, c’est inconcevable.

Le chroniqueur de Fox News Marc Thiessen, ancienne plume de George W. Bush, a qualifié ce potentiel versement de « désastre ». La somme, à elle seule, transforme un accord de cessez-le-feu en ce que ses détracteurs voient comme une récompense offerte à l’ennemi après les hostilités. On ne punit pas un adversaire en lui tendant un chèque, martèlent-ils.

Les autres concessions qui passent mal

Et ce n’est pas tout. Selon Axios, l’accord prévoit aussi la reprise immédiate des ventes de pétrole iranien, un allègement des sanctions, l’accès aux avoirs gelés, la levée du blocus naval et l’ouverture d’une période de négociation de 60 jours. La Maison-Blanche promet en échange la réouverture du détroit d’Ormuz pour faire baisser les prix de l’énergie, et l’engagement de l’Iran à renoncer à ses ambitions nucléaires.

Mais les faucons ne voient qu’une chose : on rend à l’Iran tout ce qui lui faisait mal, en échange de promesses. Ils estiment, rapporte Axios, que Trump « abandonne un levier critique » en ouvrant cette période de négociation et en levant le blocus. Donner d’abord, espérer ensuite : la pire séquence en diplomatie, selon eux.

Trois cents milliards. Laissez ce chiffre infuser. C’est l’équivalent du PIB annuel de pays entiers, versé à un régime qui finance le Hezbollah, les Houthis, qui appelle régulièrement à la destruction d’Israël. Je comprends la rage des faucons, et sur ce point précis, je la partage. On ne reconstruit pas la maison de celui qui veut brûler la vôtre. Si cet argent finit par renflouer la machine de guerre de Téhéran, alors Trump n’aura pas acheté la paix : il aura financé le prochain conflit. Et l’Histoire, encore une fois, n’aime pas ceux qui paient les tyrans pour qu’ils se tiennent tranquilles.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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