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FACT-CHECK : Trump et les fichiers Epstein — ce que révèle vraiment la Situation Room
Crédit: Adobe Stock

Verdict : VRAI, selon le livre

L’affirmation est centrale, et elle est documentée. Selon l’excerpt du livre de Haberman et Swan, le 17 juillet 2025, le vice-président JD Vance a présidé une réunion d’urgence dans la Situation Room de la Maison-Blanche. Le sujet n’était ni une menace militaire ni une crise de renseignement : c’était Jeffrey Epstein, et plus précisément la colère grandissante de la base MAGA.

La réunion s’est tenue dix jours après que le ministère de la Justice et le FBI eurent publié un mémo affirmant qu’aucune « liste de clients » d’Epstein n’existait et que le financier était mort par suicide en 2019. Les responsables auraient choisi ce cadre classifié, selon le livre, en partie par crainte des fuites — une ironie cinglante, vu la suite.

Ce qui rend ce fait troublant

Utiliser la Situation Room — le saint des saints de la sécurité nationale, conçue pour gérer guerres et attentats — pour faire du contrôle des dégâts politiques autour des fichiers d’un délinquant sexuel mort, voilà ce qui choque. Ce n’est pas illégal. Mais le symbole est désastreux : le lieu de la décision suprême détourné en cellule de communication de crise.

Selon le livre, ces réunions se sont tenues à plusieurs reprises, souvent sans Trump, que son équipe tenait à l’écart par crainte de l’agiter davantage. L’image d’un président qu’on protège de son propre dossier, pendant que ses lieutenants gèrent la crise dans l’ombre, est aussi inhabituelle que révélatrice.

La Situation Room. Le lieu où l’on décide d’envoyer des soldats mourir, où l’on gère les crises qui peuvent embraser le monde. Et on l’a utilisée pour gérer la communication autour des fichiers d’un pédocriminel mort. Si ce détail ne dit pas tout du rapport au pouvoir de cette administration, je ne sais pas ce qui le dira. Encore une fois : rien d’illégal. Mais le détournement symbolique est vertigineux. On a transformé le cœur névralgique de la sécurité américaine en salle de crise pour sauver une image. Ce n’est pas un crime. C’est pire à mes yeux : c’est une indécence.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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