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RÉCIT : Fumée noire sur Moscou — quand les drones ukrainiens ramènent la guerre à la maison
Crédit: Adobe Stock

50 % du diesel régional et une position symbolique unique

La Raffinerie de Moscou de Kapotnya (MNPZ) n’est pas n’importe quelle cible. Fondée en 1938, elle traite environ 11 millions de tonnes de pétrole brut par an et produit une gamme complète de produits pétroliers — diesel, essence, carburéacteur, bitume. Sa position géographique dans le district de Kapotnya, sur la rive gauche de la Moskova, en fait l’une des installations industrielles les plus proches du centre historique de Moscou. Quand cette raffinerie brûle, toute la ville le voit et le respire.

Mais au-delà du symbole, la MNPZ a une importance logistique directe pour la machine de guerre russe. Le diesel est le carburant universel des armées mécanisées — chars, blindés, camions de ravitaillement, groupes électrogènes. Une réduction de la capacité de raffinage dans la région de Moscou se propage dans toute la chaîne d’approvisionnement militaire. Certes, Moscou n’est pas la seule source de carburant pour les forces russes — mais chaque raffinerie frappée réduit les marges de sécurité du système énergétique russe, force des réallocations coûteuses, et crée des goulots d’étranglement qui se traduisent, au bout de la chaîne, par des chars immobilisés et des avions cloués au sol.

La campagne systématique contre les raffineries russes

La frappe du 18 juin sur la MNPZ s’inscrit dans une campagne systématique de l’Ukraine contre les infrastructures pétrolières russes depuis le début de 2024. Selon les Forces de systèmes sans pilote (FSB) d’Ukraine, en mai 2026, dix des plus grandes raffineries russes avaient été frappées, dont six avaient partiellement ou totalement suspendu leurs opérations. Cette campagne vise simultanément plusieurs objectifs : réduire les revenus pétroliers qui financent la guerre russe, perturber l’approvisionnement en carburant des forces armées, et imposer à l’économie russe un coût de réparation considérable.

La logique est simple et brutale : la guerre russe est financée par les hydrocarbures. Le pétrole et le gaz représentent environ 30 % des recettes fédérales russes. Réduire les capacités de raffinage, c’est réduire indirectement la capacité de la Russie à transformer son pétrole brut en revenus immédiatement utilisables. C’est aussi un signal aux marchés internationaux sur la fiabilité des infrastructures énergétiques russes — un signal qui complète les effets des sanctions occidentales sur les exportations pétrolières russes.

Je trouve quelque chose de profondément juste dans cette stratégie de ciblage des raffineries. La Russie finance sa guerre avec son pétrole. L’Ukraine détruit les raffineries. Ce n’est pas de la cruauté gratuite — c’est de la stratégie. Réduire la capacité de financement d’une guerre pour raccourcir cette guerre. C’est rationnel. Et face à une Russie qui bombarde des cathédrales et tue des enfants, c’est pleinement justifié.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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