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COMMENTAIRE : L’Ukraine, 2e armée de l’OTAN de facto — la formule choc de Zelensky
Crédit: Adobe Stock

La transformation militaire la plus rapide de l’histoire récente

En 2022, l’armée ukrainienne comptait environ 200 000 soldats professionnels. Aujourd’hui, selon les déclarations de Zelensky lui-même, les forces armées ukrainiennes mobilisent près de 880 000 hommes et femmes, organisés en 110 brigades de combat entraînées aux standards de l’OTAN. C’est une transformation de l’ordre de grandeur qui dépasse tout ce que l’Alliance a connu depuis la fin de la Guerre froide. Aucun autre pays d’Europe n’a produit une telle force combattante en si peu de temps.

Cette montée en puissance ne s’est pas faite dans des garnisons tranquilles. Elle s’est forgée dans l’acier et le feu, sur le front du Donbas, dans les ruines de Marioupol, dans les contre-offensives de Kharkiv et de Kherson. Chaque brigade ukrainienne porte en elle une expérience de combat que les armées d’Europe de l’Ouest — Allemagne, France, Espagne — n’ont tout simplement pas. Zelensky l’a dit sans détour à Munich en février 2025 : « Sans l’armée ukrainienne, les armées européennes ne seront pas suffisantes pour arrêter la Russie. »

L’interopérabilité réelle, pas théorique

L’interopérabilité avec l’OTAN n’est plus un objectif de long terme dans un plan d’action de quelques années. C’est la réalité du terrain, aujourd’hui. Les forces ukrainiennes utilisent des systèmes d’armes HIMARS, Patriot, NASAMS, F-16. Elles opèrent selon les doctrines de l’Alliance. Elles partagent des renseignements en temps réel avec les services des États membres. Mark Rutte l’a reconnu explicitement lors de la conférence de presse conjointe à Kyiv, le 3 juin 2026 : « L’Ukraine est de plus en plus intégrée, dans le sens d’interopérabilité et de standards avec l’OTAN. »

La Belgique a d’ailleurs annoncé la livraison de sept chasseurs F-16 à l’Ukraine d’ici fin 2026. L’Allemagne et l’Ukraine ont signé des accords de codéveloppement de systèmes antibalistiques lors du sommet de Bruxelles. Ce ne sont plus des aides humanitaires — c’est une alliance militaire de facto, fonctionnelle, opérationnelle, en temps de guerre.

Ce qui me frappe, c’est la vitesse. En quatre ans, l’Ukraine a accompli ce que d’autres nations ont mis des décennies à construire. Et contrairement aux armées d’Europe de l’Ouest, qui ont théorisé la guerre pendant trente ans de paix, l’Ukraine l’a vécue. Elle en est sortie avec une expertise que l’on ne peut pas acheter, ni simuler. C’est ce que Zelensky appelle la « deuxième armée du monde » — et je crois qu’il a raison de le dire.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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