Skip to content
ÉDITORIAL : Kapotnya en flammes — Moscou récolte ce qu’il a semé dans l’enfer énergétique
Crédit: Adobe Stock

Une stratégie de destruction systématique de l’infrastructure civile

Pour comprendre ce qui se passe aujourd’hui, il faut remonter à octobre 2022. C’est alors que le général Sergueï Sourovikine, surnommé « Général Armageddon », est nommé commandant des forces russes en Ukraine. Il inaugure immédiatement une nouvelle doctrine : des vagues de missiles massives ciblant les centrales thermoélectriques, les cogénérations urbaines et les sous-stations haute tension d’Ukraine. L’objectif déclaré n’est pas militaire — il est terroriste. Laisser des millions d’Ukrainiens sans électricité, sans chauffage, sans eau courante en plein hiver. Déclencher une crise humanitaire. Provoquer un exode vers l’Europe. Forcer Kyiv à capituler sous la pression du froid.

Cette stratégie, que les analystes ont baptisée « doctrine Sourovikine », représente la transition officielle d’une rhétorique d’opération militaire spéciale limitée vers une guerre d’attrition centrée sur la destruction systématique des infrastructures civiles. Rappelons-le : dès le 11 septembre 2022, les forces russes avaient frappé la centrale thermique de Kharkiv CHP-5, une infrastructure civile dans une zone que Moscou décrivait encore comme une « geste de bonne volonté » lors de son retrait partiel.

La stratégie a échoué — mais les frappes ont continué

La stratégie de Sourovikine a échoué. L’Ukraine n’a pas capitulé. Les travailleurs de l’énergie ukrainiens ont réalisé des miracles de réparation et de résistance. La défense antiaérienne s’est renforcée avec l’aide de l’Occident. Et Sourovikine lui-même a été écarté du commandement, avant de disparaître quasi totalement de la scène publique à la suite de la mutinerie d’Evgueni Prigojine. Mais les frappes, elles, ont continué. Comme si la brutalité de la méthode avait pris son autonomie propre, indépendamment de toute rationalité stratégique.

En janvier 2026, Donald Trump révèle lors d’une réunion de cabinet qu’il a personnellement demandé à Poutine un moratoire d’une semaine sur les frappes visant Kyiv et d’autres villes ukrainiennes, en raison de conditions hivernales extrêmes. Poutine aurait accepté. Dans la nuit du 3 février 2026, la Russie lance une frappe massive et délibérée contre l’infrastructure énergétique ukrainienne — avec un nombre record de missiles balistiques. Le message de Moscou est sans ambiguïté : les promesses russes ne valent rien.

Quand j’entends encore parler de « parole de Poutine » comme d’un gage de négociation sérieux, quelque chose en moi se raidit. On ne peut pas négocier de bonne foi avec quelqu’un qui viole ses engagements le soir même où il les signe. La « doctrine Sourovikine » n’est pas une aberration — c’est la nature du régime. Et l’Occident doit enfin regarder cette réalité en face, sans euphémismes diplomatiques.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!
Plus de contenu