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COMMENTAIRE : Trump remercie Xi et Poutine — le mal nécessaire qui flatte les loups
Crédit: Adobe Stock

Ce que Washington savait, et que Trump a choisi d’ignorer en public

Pendant que Trump louait la « neutralité totale » de Xi Jinping, les services de renseignement américains brossaient un tableau radicalement différent. Selon des rapports publiés en mai 2026 par Euromaidan Press, citant des sources au sein des agences de renseignement américaines, des entreprises chinoises négociaient activement en avril et mai 2026 la livraison à l’Iran de systèmes MANPADS — des missiles portables sol-air capables de cibler des aéronefs à basse altitude, y compris des appareils américains. Ces transferts devaient passer par des intermédiaires africains pour masquer l’origine chinoise des armements.

Ce n’est pas tout. La Chine a fourni à l’Iran des technologies à double usage — composants pour drones et missiles — qu’il est difficile de tracer en raison de leurs applications civiles apparentes. Des systèmes radar avancés et des pièces de rechange pour missiles antiaériens étaient également dans les discussions, selon les mêmes sources. Et comme si cela ne suffisait pas, les raffineurs indépendants chinois ont continué à acheter massivement du pétrole iranien sanctionné, violant de facto le régime de pression économique américain. Appeler cela de la neutralité, c’est réécrire le dictionnaire.

La lettre secrète et la promesse non vérifiable

Trump a révélé à Évian avoir eu « une longue conversation » avec Xi et lui avoir demandé de ne pas vendre d’armements à l’Iran. Selon ses propres mots : « I said, I would really appreciate you not giving or selling any of that stuff to Iran. And you know what? For the most part, he didn’t. » « For the most part » — c’est-à-dire, en partie. La nuance est là, avouée par Trump lui-même. Mais les médias n’ont retenu que le remerciement. Le Wall Street Journal avait déjà rapporté en juin 2026 l’existence d’un échange de lettres entre Trump et Xi, dans lequel Xi affirmait que la Chine « n’armait pas l’Iran ». Trump avait alors qualifié la réponse de Xi de « belle lettre ».

Une belle lettre. Aucun mécanisme de vérification. Aucun accord de surveillance signé. Aucune liste de sanctions accompagnatrice. La promesse de Xi repose donc sur la bonne foi d’un régime qui, selon les propres sources de renseignement américaines, négociait en coulisses des livraisons d’armements via des intermédiaires africains. Et Trump dit : « merci ». Le réalisme politique, soit. Mais ne l’appelez pas de la sagesse.

Je comprends la logique transactionnelle de Trump. Il a besoin que Xi ne torpille pas l’accord avec l’Iran. Il doit donc l’associer au succès plutôt que le stigmatiser. C’est du calcul, pas de la naïveté. Mais ce calcul a un coût : il légitime une Chine qui a tout fait pour affaiblir la position américaine, et il envoie un signal aux futurs acteurs malveillants — la neutralité de façade sera récompensée.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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