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ENQUÊTE : 600 drones, 70 missiles — la machine de guerre russe et ses parrains iraniens et chinois
Crédit: Adobe Stock

Un cocktail de missiles hypersoniques, balistiques, de croisière et de drones

La composition du 14–15 juin révèle une sophistication tactique délibérée. Selon l’Ukrainska Pravda, l’Armée de l’air ukrainienne a détecté : six missiles Zirkon anti-navires hypersoniques lancés depuis la Crimée occupée ; 34 missiles Iskander-M/S-400 balistiques tirés depuis Briansk et Koursk ; 30 missiles de croisière Kh-101/Iskander-K depuis les oblasts de Vologda et Koursk ; et enfin 611 drones d’attaque et de leurre de types Shahed, Gerbera, Italmas, Banderol et Parodiya, lancés depuis Briansk, Koursk, Oryol, Millerovo, Primorsko-Akhtarsk ainsi que depuis les bases de Hvardiiske et Chauda en Crimée.

Le porte-parole de la Force aérienne ukrainienne, le colonel Yurii Ihnat, a précisé un élément tactique crucial : cette frappe se différencie des attaques précédentes par l’absence de missiles Kalibr, remplacés par des Iskander-K. Les drones ont également été pilotés à des altitudes plus basses qu’à l’habitude, et des variantes propulsées par turboréacteur ont été utilisées pour compliquer l’interception. Les résultats défensifs sont néanmoins remarquables : 100 % des missiles de croisière ont été abattus, notamment grâce aux chasseurs F-16 ukrainiens ; 15 des 34 missiles balistiques ont été interceptés, ce qu’Ihnat a qualifié de « résultat assez élevé pour ce type d’attaque » ; cinq des six Zirkons ont été détruits, l’un des meilleurs résultats jamais enregistrés contre ce type de missile hypersonique.

La double frappe contre les secouristes à Kharkiv

Parmi les éléments les plus révoltants de cette nuit du 14–15 juin : la Russie a utilisé la tactique dite du « double-tap » contre les premiers intervenants dépêchés à Kharkiv. Selon le rapport de l’ISW citant le ministre ukrainien des Affaires intérieures Ihor Klymenko, une frappe secondaire a délibérément ciblé les équipes de secours en train de combattre les incendies et de dégager les décombres de la première attaque. Cinq secouristes ont ainsi été tués. Ce n’est pas un accident de guerre : frapper les ambulanciers et pompiers sur une zone déjà touchée constitue un crime de guerre au sens du droit international humanitaire.

L’ISW note que les forces russes pratiquent le double-tap de manière systématique sur tout le territoire ukrainien, et que des munitions à sous-munitions à détonation retardée sont également utilisées — des engins qui restent dangereux pour les civils et secouristes longtemps après l’attaque initiale. Kyiv a officiellement qualifié ces pratiques de « terrorisme d’État » et demandé des comptes devant les instances internationales.


La tactique du double-tap, viser les secouristes — ce n’est pas une dérive, c’est une doctrine. Cela veut dire que quelqu’un, dans une salle de commandement quelque part à Moscou, a planifié de tuer des pompiers. Je veux que ce fait soit clair, dit sans ambages : ce n’est pas un crime de guerre accidentel, c’est un crime de guerre prémédité.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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