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REPORTAGE : La semaine historique de Kyiv — frappes en profondeur, Ramstein et élan diplomatique
Crédit: Adobe Stock

194 drones en une nuit — un record absolu

Dans la nuit du 17 au 18 juin 2026, l’Ukraine a lancé ce que le maire de Moscou, Sergueï Sobianine, a dû reconnaître comme la plus grande attaque de drones sur la capitale russe depuis le début de l’invasion. Quelque 180 drones ukrainiens avaient été abattus aux abords de Moscou vers 8 heures du matin, heure locale — puis 14 autres dans l’heure suivante, portant le total à 194 engins interceptés. Et pourtant, des appareils ont percé les défenses. Le personnel d’état-major général ukrainien a confirmé que la raffinerie de pétrole de Moscou, dans le district de Kapotnya, a été touchée avec au moins cinq incendies simultanément enregistrés dans l’installation.

C’était la deuxième frappe contre cette raffinerie en l’espace d’une semaine. Les dégâts documentés sont considérables : une unité de traitement combinée du pétrole, des unités de raffinage secondaires, une ferme de stockage de carburant ainsi que trois cuves RVS-10 000 et une cuve RVS-30 000 ont été endommagées ou détruites. Aeroflot et sa filiale Rossiya ont annulé plus de 170 vols à destination et en provenance de Moscou et en ont retardé plus de 110 autres. Au moins 17 personnes, dont deux enfants, ont été blessées dans la région de Moscou selon les autorités russes. Une fumée noire épaisse a enveloppé la capitale pendant des heures.

Une infrastructure vitale pour la capitale

La raffinerie de Moscou n’est pas n’importe quel site industriel. C’est l’une des plus grandes raffineries de Russie, avec une capacité de traitement de plus de 12 millions de tonnes de pétrole brut par an. Elle approvisionne environ 40 % du marché du carburant de Moscou et la majorité de l’essence de la région. Elle fournit également du carburant d’aviation aux quatre grands aéroports de la capitale. Lorsque l’état-major ukrainien a confirmé, le 19 juin, que l’installation avait suspendu ses opérations de raffinage « pour une durée indéterminée », le message adressé au Kremlin était limpide : la guerre se paie désormais à domicile.

Le président Zelensky a qualifié l’attaque de « réponse juste » aux frappes russes continues sur les villes ukrainiennes. La campagne ukrainienne contre l’infrastructure énergétique russe, menée depuis des mois, commence à produire des effets tangibles : des pénuries de carburant et des restrictions sur les ventes d’essence ont été documentées dans plusieurs régions russes. Ce n’est plus seulement de la pression symbolique — c’est une guerre économique à part entière.


Frapper une raffinerie à 194 drones interceptés — et réussir quand même — c’est une démonstration de saturation des défenses qui devrait glacer les planificateurs militaires russes. Moscou a dépensé des milliards pour protéger sa capitale. Et l’Ukraine l’atteint quand même. Je ne sais pas exactement comment ils font — et je ne prétendrais jamais le savoir — mais le résultat est là, documenté, photographié, et irréfutable.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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