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REPORTAGE : L’Europe presse Trump d’héberger Zelensky et Poutine — le G7 comme ultime levier
Crédit: Adobe Stock

La dynamique de la présidence française

La France détenait la présidence du G7 en 2026, et Macron avait clairement choisi de faire de l’Ukraine l’un des marqueurs de ce sommet — le dernier qu’il présiderait avant la fin de son mandat en 2027. Évian-les-Bains, cadre intimiste au bord du lac Léman, était aussi le lieu où le monde pouvait voir que l’Europe refusait de plier. La réunion avait d’abord été dominée, le 15 juin, par l’annonce de l’accord Trump-Iran. Mais dès le 16 juin, l’Ukraine reprenait le dessus.

Le G7 réunit les États-Unis, le Japon, la France, le Canada, le Royaume-Uni, l’Italie et l’Allemagne. Sept démocraties de référence — et sept regards différents sur comment gérer un homme comme Poutine. Ce sommet, selon plusieurs sources diplomatiques, était la première réunion où tous les membres du G7 s’exprimaient à l’unisson en faveur de l’Ukraine. Même Trump, sibyllin mais moins hostile qu’à l’habitude, avait reconnu que «les choses ont vraiment changé».

La session spéciale Ukraine : une heure de retard, une image forte

La session de travail consacrée à l’Ukraine, prévue le 16 juin, avait débuté avec presque une heure de retard. La raison : Zelensky, Trump et Macron s’étaient retrouvés dans une réunion trilatérale en coulisses, rapportée par le Kyiv Independent et le Guardian sur la base de trois sources familières avec les discussions. C’était la première rencontre en face-à-face entre Zelensky et Trump depuis plus de quatre mois. Les autres leaders avaient attendu.

Cette image — les sept puissances les plus riches du monde qui patientent pendant qu’un président ukrainien discute avec un président américain et un président français — était en elle-même un message politique. L’Ukraine n’était plus la nation suppliante de 2025. Elle était, selon l’analyste politique Ian Bremmer cité par Le Monde, celle qui avait «le meilleur argument contre Trump, qui n’a que mépris pour les perdants : il gagne».


Cette heure d’attente dans la salle de conférence, je la trouve symboliquement immense. Les leaders du monde libre qui patiencent pendant que l’Ukraine négocie sa survie — et peut-être son avenir. Je ne veux pas surcharger l’image. Mais il y a là quelque chose qui ressemble, pour la première fois depuis longtemps, à de la dignité recouvrée.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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