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TÉMOIGNAGE : La nuit du 21 juin — 105 drones et 4 missiles sur l’Ukraine, le ciel ne dort plus
Crédit: Adobe Stock

La combinaison létale : Kinzhals, Iskanders, Shaheds

Pour comprendre cette nuit, il faut d’abord comprendre les outils que Moscou a choisis. Les deux missiles Iskander-M/S-400 ont été tirés depuis la région de Voronej, en Russie. Les deux Kinzhal — les « poignards hypersoniques » dont Poutine se gargarise depuis 2018 comme d’une arme invincible — ont décollé depuis l’espace aérien de la région de Riazane. Parallèlement, les 105 drones ont été lancés depuis plusieurs directions : Oryol, Koursk, Briansk, Millerovo, Primorsko-Akhtarsk en Russie, ainsi que depuis Kacha et Tchauda en Crimée occupée. Cette géographie du lancement n’est pas anodine : elle signifie que l’Ukraine se retrouve encerclée, attaquée depuis le nord, l’est, le sud. Une nasse de fer.

Les drones employés ne sont plus les simples Shaheds iraniens de 2022. En juin 2026, l’arsenal russe s’est diversifié, sophistiqué, russifié en partie. On compte parmi les 105 engins lancés : des Shaheds jet à propulsion turbine, des Gerbera, des Italmas, des munitions rôdeuses Banderol, et des leurres Parodiya conçus pour saturer les radars et épuiser les stocks de missiles intercepteurs. La tactique est rodée, cynique, éprouvée : envoyer d’abord des vagues de leurres pour contraindre les défenses à tirer, puis frapper avec les missiles balistiques quand les stocks sont épuisés.

La riposte ukrainienne : 96 sur 105, mais pas tous

La Force aérienne ukrainienne a abattu ou supprimé 96 des 105 drones. C’est un taux d’interception remarquable — autour de 91 % — mais ce chiffre ne doit pas masquer l’essentiel : les missiles balistiques, eux, ont frappé. Les Kinzhal en particulier sont conçus pour être quasi impossibles à intercepter avec les systèmes actuellement disponibles en quantité suffisante en Ukraine. L’information sur les deux Kinzhal était encore en cours de confirmation au matin du 21 juin, selon l’Ukrainska Pravda. Ce silence dans les données est en lui-même éloquent : quand on ne sait pas encore où un missile hypersonique a atterri, c’est rarement bon signe.

Au total, six sites ont reçu des impacts de missiles balistiques et de drones d’attaque. Des débris sont tombés sur cinq autres localisations. L’attaque était encore en cours au matin, plusieurs drones russes continuant à naviguer dans l’espace aérien ukrainien. La Force aérienne a lancé l’avertissement : « L’attaque se poursuit, des drones ennemis restent dans l’espace aérien. Respectez les règles de sécurité. »


Je repense chaque fois à ces 9 % de drones qui passent malgré tout. Dans une guerre de chiffres, ce pourcentage résiduel représente des immeubles éventrés, des parkings transformés en cratères, des vies basculées en quelques secondes. Neuf pour cent de 105, ça fait à peine neuf engins. Neuf engins qui tuent.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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