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Analyse : JD Vance, architecte ou bouc émissaire de l’accord iranien de Trump
Crédit: Adobe Stock

Un patron qui ne perd jamais — parce qu’il délègue toujours la défaite

Donald Trump a transformé la délégation de la défaite en art de gouvernement. Depuis ses premières années à la Maison-Blanche, il a systématiquement promu des collaborateurs sur des dossiers à haut risque, recueilli les bénéfices en cas de succès, et abandonné les responsables en cas d’échec. Michael Cohen, Jeff Sessions, Rex Tillerson, Bill Barr : la liste de ceux qui ont porté les conséquences des décisions de Trump est longue. Vance est en train de rejoindre cette liste — volontairement ou pas.

La différence avec les cas précédents, c’est que Vance est vice-président, pas un simple secrétaire remplaçable. Il est le successeur constitutionnel. Il est surtout, selon les sondages internes républicains, le favori pour la nomination de 2028. Ce qui signifie que toute tache sur son nom aujourd’hui est une bombe à retardement pour sa campagne future. Trump le sait. C’est probablement pour cela qu’il a prononcé cette phrase devant les caméras du monde entier — et non pas dans un couloir de la Maison-Blanche.

Le précédent Obama, invoqué comme une arme

Les critiques républicains de l’accord n’ont pas tardé à sortir la comparaison la plus létale possible dans l’arsenal idéologique du mouvement MAGA : le deal nucléaire de 2015 négocié sous Barack Obama. Le sénateur Bill Cassidy, récemment évincé de son siège, a posté sur X que « les ambitions nucléaires de l’Iran n’ont pas été freinées » et que Téhéran « a appris que le détroit d’Ormuz est efficace comme levier ». Le sénateur Roger Wicker, président de la commission des forces armées, a qualifié l’accord de « complètement désaligné avec les objectifs du président ».

Ces attaques ne visent pas directement Trump — personne dans le Parti républicain n’ose encore l’attaquer frontalement. Elles visent Vance. La stratégie est limpide : on encercle le vice-président, on érode sa crédibilité, on associe son nom à un accord perçu comme une concession aux mollahs, et on laisse Trump sortir indemne. C’est du Lindsey Graham dans le texte.


Ce que je trouve remarquable — et profondément cynique — c’est que les républicains qui attaquent Vance aujourd’hui sont les mêmes qui ont soutenu des années de sanctions et de rhétorique guerrière contre l’Iran, sans jamais proposer une solution diplomatique viable. Il est facile de critiquer depuis les tribunes quand on ne porte aucune des conséquences.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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