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ANALYSE : Le mémorandum NSPM-7 transforme l’opposition politique en terrorisme aux États-Unis
Crédit: Adobe Stock

Des « indicateurs » qui décrivent des millions d’Américains

NSPM-7 identifie des « fils conducteurs communs » qui uniraient les activistes violents. Ces indicateurs incluent : l’anti-américanisme, l’anti-capitalisme, l’anti-christianisme ; le soutien au « renversement du gouvernement » ; l’extrémisme sur les questions de migration, de race et de genre ; et « l’hostilité envers ceux qui défendent les valeurs américaines traditionnelles sur la famille, la religion et la morale ». Selon l’ACLU et le Brennan Center, ces catégories décrivent potentiellement des dizaines de millions de citoyens américains — syndicalistes, socialistes, libertariens, pro-immigration, militants LGBTQ+, activistes environnementaux, chrétiens critiques de l’Église évangélique, opposants à la politique d’immigration.

Le mémorandum va encore plus loin dans son absurdité juridique : il classe l’intrusion criminelle — une simple violation de propriété, habituellement un délit mineur — parmi les « actes terroristes à motivation politique ». Le journaliste Ken Klippenstein, qui a largement documenté NSPM-7, a souligné que cette classification permet de transformer n’importe quelle arrestation banale lors d’une manifestation en dossier antiterroriste, avec toutes les conséquences pénales qui en découlent : peines alourdies, surveillance accrue, mise sur liste noire.

L’appareil d’État mobilisé dans son intégralité

Ce qui distingue NSPM-7 des précédentes directives antiterroristes, c’est l’ampleur de la mobilisation qu’il impose. Les Joint Terrorism Task Forces (JTTF) — ces partenariats entre le FBI et les forces de l’ordre locales — reçoivent mandat d’enquêter sur les individus et les organisations, mais aussi sur leurs financeurs, sur les dirigeants et employés d’ONG, sur les citoyens américains ayant des liens avec l’étranger susceptibles de violer la loi FARA sur les agents étrangers. Le Département du Trésor et l’IRS sont mobilisés pour tracer les flux financiers. Les banques sont encouragées à déposer des rapports d’activité suspecte. Une révision rétrospective sur cinq ans de tous les dossiers d’activisme a été ordonnée.

En avril 2026, le budget fédéral a révélé que le FBI avait créé le NSPM-7 Joint Mission Center, regroupant du personnel de dix agences fédérales, avec un budget de 12,5 milliards de dollars. Ce centre est chargé d’identifier et de poursuivre des cibles définies non par leurs actes violents, mais par leurs idées. Sa création représente une institutionnalisation sans précédent de la surveillance idéologique au sein de l’appareil sécuritaire américain.


Là, je dois faire une pause. Douze milliards et demi de dollars. Dix agences fédérales. Tout cela pour surveiller des gens qui postent sur Facebook contre les expulsions de sans-papiers ou qui manifestent devant des bâtiments gouvernementaux. Je suis pro-Occident, sincèrement. Je crois en la démocratie libérale. Mais ce que je lis là ressemble moins à la défense de la démocratie qu’à son démantèlement méthodique, agence par agence, budget par budget.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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