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BILLET : Vozinha en larmes, l’Amérique de Trump ferme la porte à une mère cap-verdienne
Crédit: Adobe Stock

Quarante ans pour atteindre le sommet

Comprendre pourquoi ce match avait une telle charge émotionnelle, il faut comprendre qui est Vozinha. Josimar José Évora Dias a débuté sa carrière professionnelle à 25 ans, en 2012 — un âge où la plupart des gardiens de haut niveau ont déjà plusieurs saisons d’élite derrière eux. Il a commencé au Batuque FC avant de rejoindre le CS Mindelense, et joue actuellement en deuxième division portugaise avec le GD Chaves. Son surnom, Vozinha, signifie « grand-mère » en portugais et en créole cap-verdien — une affection héritée de sa jeunesse, quand les aînés de son quartier lui attribuèrent ce sobriquet affectueux.

Il a failli arrêter plusieurs fois. Il l’a dit lui-même avec une franchise désarmante après le match : « Il y a eu des moments où j’ai pensé à tout arrêter, mais j’ai persévéré pour ce rêve. » Ce rêve, c’est celui d’une Coupe du monde. Il l’a atteint à 40 ans — le deuxième gardien le plus âgé à faire ses débuts en Coupe du monde, derrière l’Égyptien Essam El-Hadary, 45 ans lors du Mondial 2018. Face à l’Espagne, Vozinha n’a pas seulement gardé le but. Il a incarné tout ce qu’on appelle la résilience.

Un archipel qui entre dans l’histoire du football mondial

Le Cap-Vert est le troisième plus petit pays à s’être qualifié pour une Coupe du monde. Ses dix îles, situées dans l’Atlantique au large des côtes africaines, abritent environ 600 000 habitants. L’équipe nationale, les Requins Bleus, affronte régulièrement des adversaires bien mieux lotis en termes de ressources, d’infrastructures sportives et de visibilité internationale. Tenir l’Espagne — vainqueure de l’Euro 2024, grande prétendante au titre mondial — à 0-0, avec un seul tir cadré en 90 minutes côté cap-verdien, est objectivement un exploit retentissant.

Selon les données fournies par le groupe d’étude technique de la FIFA, l’Espagne a tenté 28 frappes en direction du but cap-verdien. Vozinha en a stoppé sept. La discipline défensive de l’équipe a été remarquable — une seule faute sifflée durant tout le match, un record historique depuis 1966 selon les statistiques de la BBC. Ce résultat, dans un autre contexte politique, n’aurait été qu’une belle histoire sportive. Mais le soir du 15 juin 2026, il est devenu quelque chose de plus grand et de plus douloureux à la fois.


On parle beaucoup de la magie du football, de sa capacité à unir les peuples. Vozinha l’incarne mieux que quiconque en ce Mondial. Mais cette magie a un goût amer quand l’un des acteurs principaux de cette belle histoire pleure pour une raison qui n’a rien à voir avec le sport — et tout à voir avec une politique migratoire qui traite les pauvres du monde comme des suspects par défaut.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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