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DÉCRYPTAGE : TPS Haïti et Syrie — le mensonge de Noem que la justice vient d’exhumer
Crédit: Adobe Stock

Les cinq plaignants que Noem appelait « sangsues » et « tueurs »

L’affaire Miot v. Noem (No. 25-cv-02471-ACR, D.D.C.) porte le nom de Fritz Emmanuel Lesly Miot, neuroscientifique spécialisé dans la recherche sur la maladie d’Alzheimer. Il est rejoint par Rudolph Civil, ingénieur logiciel dans une banque nationale, Marlene Gail Noble, assistante de laboratoire en toxicologie, Marica Merline Laguerre, étudiante en économie, et Vilbrun Dorsainvil, infirmier diplômé à temps plein. Ces cinq personnes incarnent ce que le TPS protège : des vies construites, des contributions réelles à l’économie et à la société américaines.

La juge fédérale Ana Reyes, du tribunal de district de Washington D.C., n’a pas mâché ses mots dans son ordonnance de 83 pages rendue le 2 février 2026 : selon elle, il était « très probable » que Noem ait prédéterminé sa décision en raison d’une « hostilité envers les immigrants non blancs ». Elle rappelle que trois jours après avoir annoncé la fin du TPS haïtien, Noem avait publié sur les réseaux sociaux un appel à l’interdiction de voyager depuis Haïti et depuis « chaque maudit pays qui inonde notre nation de tueurs, de sangsues et d’assistés » — ce sont ses mots, cités dans le jugement.

La chronologie d’une résiliation orchestrée

La mécanique de destruction du TPS haïtien se déroule en trois actes. En février 2025, Noem raccourcit l’extension de 18 à 12 mois — une « vacatur partielle » jugée illégale par le 9e circuit. Le 1er juillet 2025, elle publie au Federal Register une décision de résiliation effective au 2 septembre 2025 : c’est dans cette publication que le mensonge sur la consultation du Département d’État est gravé noir sur blanc. Des litiges bloquent temporairement l’effet de cette décision. Le 28 novembre 2025, elle lance une troisième tentative, fixant la fin du TPS au 3 février 2026. Un autre tribunal fédéral stoppe également cette décision.

À chaque étape, l’administration Trump affirme agir dans le respect de la loi. À chaque étape, les tribunaux trouvent des motifs sérieux pour en douter. Et maintenant, les documents internes révèlent que la première vraie brique de cet édifice juridique — la publication du 1er juillet 2025 — repose sur une affirmation factuellement fausse.


Ce qui me frappe dans cette séquence, c’est la méthodologie. On ne parle pas d’une erreur, d’un oubli bureaucratique, d’un malentendu interministériel. On parle d’une décision prise, puis d’un document officiel rédigé pour faire croire que les étapes légales avaient été suivies — alors qu’un email interne, écrit deux jours avant, prouve le contraire. C’est de l’ingénierie du mensonge administratif.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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