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ÉDITORIAL : Animus discriminatoire — quand la justice nomme le racisme d’État
Crédit: Adobe Stock

Un programme humanitaire né d’une catastrophe

Le Temporary Protected Status, créé par le Congrès américain en 1990, protège les ressortissants de pays frappés par des conflits armés, des catastrophes naturelles ou d’autres crises extraordinaires. Haïti a obtenu cette désignation en janvier 2010, après un séisme de magnitude 7,0 qui avait tué environ 316 000 personnes et rasé Port-au-Prince. Le programme a été étendu par l’administration Biden après l’assassinat du président Jovenel Moïse et un nouveau séisme en août 2021. La Syrie, quant à elle, a obtenu le TPS en 2012 dans le contexte de la guerre civile déclenchée par le régime d’Assad.

Aujourd’hui, plus de 350 000 Haïtiens et 6 000 Syriens vivent légalement aux États-Unis sous ce régime. À eux seuls, environ 145 000 Haïtiens sous TPS résident en Floride, selon les données de mars 2025. Ce sont des êtres humains qui travaillent, élèvent des familles, paient des impôts. La décision de l’administration Trump de révoquer ce statut les exposerait à un retour dans un pays où, selon l’ONU, les gangs ont tué plus de 2 300 personnes depuis le début de l’année et où 52 % de la population fait face à des niveaux de crise alimentaire.

Une carte géographique qui dit tout sans rien dire

Regardez la liste des pays auxquels l’administration Trump a retiré le TPS : Haïti, la Syrie, El Salvador, le Honduras, le Nicaragua, le Venezuela, la Somalie, le Yémen, l’Afghanistan. Qu’est-ce que cette liste a en commun ? Aucun de ces pays n’est à majorité blanche et chrétienne d’Europe du Nord. Ce constat factuel, pas rhétorique, est au cœur de l’argument constitutionnel des plaignants. Ce n’est pas une coïncidence statistique ordinaire : c’est un signal que les tribunaux sont légitimes à examiner.

L’auteure du Boston Globe, Kimberly Atkins Stohr, l’a formulé sans détour dans son éditorial du 18 juin 2026 : « tous les pays auxquels Noem a retiré la désignation TPS sont à majorité noire, latine ou musulmane. » Cette observation n’est pas une attaque politique. C’est un fait documenté, vérifiable, qui en droit américain peut constituer une preuve d’intent discriminatoire au sens du Cinquième Amendement de la Constitution.


Haïti, la Syrie, El Salvador, le Honduras, le Nicaragua, le Venezuela, la Somalie, le Yémen — regardez cette liste. À moi, elle dit une chose très claire : ce ne sont pas des pays à majorité blanche et chrétienne d’Europe du Nord. C’est un constat factuel, pas une accusation. Mais un constat qui mérite qu’on le regarde en face, sans détourner les yeux.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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