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DÉCRYPTAGE : L’accord iranien de Trump — la plus grande bourde stratégique en décennies
Crédit: Adobe Stock

Ce que l’Iran obtient immédiatement — et sans garanties

La critique la plus fondamentale adressée à l’accord ne porte pas sur son ambition de paix — personne ne conteste le fait qu’il fallait sortir de ce conflit. Elle porte sur l’asymétrie des concessions. Dès la signature du mémorandum, les États-Unis s’engagent à émettre des dérogations immédiates aux sanctions sur les exportations pétrolières iraniennes. Cela signifie, concrètement, que dès la semaine suivante, l’Iran pouvait vendre son pétrole librement sur les marchés mondiaux. Le sénateur Tom Cotton, président du comité du renseignement, a estimé que cela seul représentait jusqu’à six milliards de dollars par mois de revenus supplémentaires pour Téhéran.

À cela s’ajoute le déblocage d’actifs iraniens gelés — une somme qu’on estime à plusieurs dizaines, voire centaines de milliards de dollars selon les déclarations de diverses sources officielles — et cette enveloppe de 300 milliards de dollars pour la reconstruction et le développement économique d’après-guerre. Le sénateur républicain Roger F. Wicker, président de la commission des forces armées, a été direct : ce chiffre ferait de l’accord iranien de Obama en 2015 une opération de poche par comparaison. Et Wicker d’ajouter que le régime iranien investirait chaque centime reçu à poursuivre son objectif : « Mort à l’Amérique, Mort à Israël ».

Ce que l’Iran cède — une promesse déjà brisée une fois

En contrepartie, l’Iran s’engage à ne pas développer ni acquérir d’arme nucléaire, et à diluer son stock d’uranium enrichi par un procédé technique appelé « down-blending ». Mais voilà le problème : cette même promesse figurait déjà dans le Plan d’Action Global Conjoint de 2015 négocié sous Obama. L’Iran l’a honorée de manière sélective, avant que Trump lui-même n’en sorte en 2018 et que Téhéran ne reprenne son programme. Maintenant, en 2026, on nous présente la même formule comme une avancée majeure — sans mécanismes d’exécution stricts, sans inspections contraignantes et immédiates, sans aucune garantie d’application.

Le sénateur démocrate Chris Murphy, du Connecticut, a résumé avec une brutalité clinique : à partir de la semaine suivante, l’Iran peut vendre son pétrole sans sanctions, et le détroit est définitivement sous son contrôle. Murphy a qualifié la situation de honte nationale, précisant que donner à l’Iran le contrôle du détroit d’Ormuz aura des conséquences pendant des décennies. Difficile de trouver meilleure formulation pour une erreur qui s’inscrit dans le marbre.


Ce que je ne comprends pas — et que je refuse de passer sous silence — c’est l’absence de mécanismes d’exécution. Offrir 300 milliards à un régime qui crie « Mort à l’Amérique » en échange d’une promesse non contraignante, c’est moins de la diplomatie que de la naïveté habillée en costume de victoire. Et si ça se trouve, ce n’est même pas de la naïveté.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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