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Reportage : Détroit d’Ormuz rouvert — 60 jours sans péage, et après ?
Crédit: Adobe Stock

Le 28 février 2026 : la date qui a tout changé

Tout commence le 28 février 2026 avec des frappes conjointes américano-israéliennes sur le territoire iranien, qui ont conduit Téhéran à fermer unilatéralement le détroit d’Ormuz, selon les comptes rendus concordants d’AP, BBC, The Guardian et CNBC. L’Iran a posé des mines dans la zone de séparation du trafic central — voie utilisée sans interruption depuis 1968 — et a attaqué les navires qui tentaient de franchir ce passage. Les conséquences économiques ont été immédiates et brutales : la voie maritime par laquelle transitait un cinquième des exportations mondiales de pétrole brut s’est refermée comme une porte de coffre-fort.

Un premier cessez-le-feu avait été déclaré le 8 avril 2026, mais il avait rapidement volé en éclats en raison du maintien du blocus naval américain sur les ports iraniens. Des frappes américaines ponctuelles ont été menées en mai 2026 contre des installations iraniennes proches de Bandar Abbas, que Washington a qualifiées de frappes « défensives », suscitant la fureur de Téhéran qui y a vu une « violation grave » des accords. C’est dans ce contexte de méfiance mutuelle profonde que les négociations, menées sous l’égide du Pakistan et du Qatar comme médiateurs, ont finalement abouti à l’accord de juin 2026.

Le 14 juin 2026 : Trump annonce l’accord sur Truth Social

À 21h30 GMT le 14 juin 2026, Donald Trump publie un message sur sa plateforme Truth Social : « The Deal with the Islamic Republic of Iran is now complete. » Il y autorise l’« ouverture sans péage du détroit d’Ormuz » et la levée immédiate du blocus naval américain sur les ports iraniens. L’annonce fait chuter le cours du Brent de plus de 4 % dans les premières heures, à environ 83,55 dollars le baril selon BBC Business. Le monde retient son souffle, mais la réalité opérationnelle reste bien plus compliquée que la communication présidentielle ne le laisse entendre.

La signature formelle du mémorandum a eu lieu le 19 juin 2026 à Genève. Trump, de son côté, avait déjà paraphé le document lors du sommet du G7 à Évian-les-Bains, en France, le 17 juin, selon BBC News. Le chef de la délégation iranienne Ghalibaf ainsi que le vice-président américain Vance ont ensuite officié à Genève pour les discussions techniques. C’est la réunion de plus haut rang entre Washington et Téhéran depuis 1979, un fait historique qui mérite d’être souligné, même si ses conséquences restent profondément incertaines.


Il y a quelque chose d’étrangement américain dans cette façon de Trump d’annoncer un accord géopolitique majeur sur un réseau social avant même que l’encre soit sèche. C’est son style — et honnêtement, l’effet psychologique sur les marchés a été immédiat. Mais l’histoire retiendra peut-être aussi que cette précipitation diplomatique a semé les germes des turbulences qui ont suivi dès le lendemain même de la signature.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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