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REPORTAGE : La Coupe du monde 2026 assiégée par les visas — comment Trump sabote son propre triomphe sportif
Crédit: Adobe Stock

L’analyse de la BBC : une réalité statistique accablante

Une analyse du BBC World Service portant sur les données du Département d’État américain a révélé un fait difficile à ignorer : le taux de refus des visas B1/B2 — le visa touristique standard recommandé pour les supporters — dépasse 40 % dans onze des quarante-huit pays qualifiés pour cette Coupe du monde. Ces pays sont : l’Équateur, l’Égypte, Haïti, l’Algérie, l’Ouzbékistan, le Cap-Vert, la Jordanie, l’Iran, la République démocratique du Congo, le Ghana et le Sénégal. Ces données couvrent la période d’octobre 2024 à fin septembre 2025, soit avant même le pic de demandes liées au tournoi.

Pour la Jordanie — qui dispute sa première Coupe du monde —, le taux de refus atteignait 57 % sur l’année étudiée. Au Ghana, selon des données canadiennes, 73 % des demandes de visa liées au Mondial ont été rejetées par Ottawa. Le groupe de supporters marocains « Les Sbouaa » a vu 40 de ses 42 membres se voir refuser leur visa américain — sans qu’aucune explication officielle ne leur soit fournie — malgré des historiques de voyages établis et des dossiers solides. Le taux global de refus pour les visas B1/B2 toutes nationalités confondues était de 34 %. Onze pays qualifiés dépassent donc largement cette moyenne.

Les 39 pays sous restrictions : un chiffre qui dit tout

Au-delà des statistiques de refus, le gouvernement Trump a suspendu totalement ou partiellement l’émission de visas de visiteur pour 39 pays, dont 19 font face à une suspension totale et 20 à des restrictions partielles. Parmi ces 39, quatre nations ont qualifié leur équipe nationale pour ce Mondial : Haïti et l’Iran sont frappés d’une interdiction d’entrée totale pour leurs ressortissants ordinaires, tandis que le Sénégal et la Côte d’Ivoire font l’objet de restrictions partielles. Cela signifie concrètement que les citoyens de ces pays ne peuvent même pas postuler pour le visa touristique habituel, rendant leur présence dans les tribunes quasi impossible sans dérogation individuelle.


Ces chiffres ne sont pas des dommages collatéraux. Ils sont la politique. Et quand la politique transforme une Coupe du monde accueillie par les États-Unis en tribune géopolitique excluant le quart de la planète, on est en droit de se demander si ce n’est pas l’image même de l’Occident libéral qui se fracture en direct.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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