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REPORTAGE : Londres frappe 70 cibles russes — GRU, flottes fantômes et réseaux financiers clandestins
Crédit: Adobe Stock

Vingt pétroliers rouillés au service du Kremlin

Le cœur de ce paquet, c’est la flotte fantôme russe. Le Royaume-Uni a sanctionné plus de 20 pétroliers supplémentaires, usant de nouveaux pouvoirs renforcés introduits le mois précédent. Ces navires — immatriculés ailleurs, souvent vieillissants, passant de pavillon en pavillon — constituent l’infrastructure clandestine qui permet à Moscou de continuer à vendre son pétrole malgré les embargos occidentaux. Leur nom dit tout : ce sont des fantômes, mais des fantômes très lucratifs.

La liste officielle publiée par le gouvernement britannique est éloquente. Parmi les navires désormais sanctionnés, on trouve des pétroliers aux noms anodins — AETHER, ATMOS, DOVE, STORMBRINGER, STORMBRINGER, VERSA, INTEGRITY RACER — qui sillonnent les mers au service du Kremlin. Ces bateaux sont désormais interdits de ports britanniques et privés de l’accès aux services maritimes du Royaume-Uni, les plus importants au monde dans le domaine de l’assurance maritime.

Le Royaume-Uni, premier du G7 à frapper le GNL arctique russe

Mais le coup le plus symbolique, c’est ailleurs. Le Royaume-Uni est devenu le premier pays du G7 à sanctionner des navires liés au projet Arctic LNG 2, le terminal gazier arctique qui représente l’un des grands paris énergétiques de Poutine. Quatre transporteurs de GNL — les MERKURIY, KOSMOS, LUCH et ORION — sont désormais sur la liste noire. Ces navires, acquis à grand frais par la Russie, devaient servir à exporter des millions de tonnes de gaz naturel liquéfié et à renflouer les caisses du Kremlin.

Les sanctions précédentes ont déjà fait des ravages : en 2025, le terminal Arctic LNG-2 n’a exporté que 1,3 million de tonnes de GNL, alors qu’il a une capacité de plus de 13,5 millions de tonnes par an. Soit moins de 10 % de ses capacités. Ce n’est pas anodin : c’est une catastrophe industrielle pour Poutine, et les sanctions britanniques du 16 juin 2026 vont encore réduire ses marges de manœuvre.


La flotte fantôme, c’est l’un des dossiers les plus fascinants et les plus sombres de cette guerre économique. Des vieilles coques recyclées, des pavillons de complaisance, des équipages sous-payés — et derrière tout ça, des milliards de dollars qui alimentent directement les missiles tombant sur Kyiv. Frapper ces navires, c’est frapper les finances de la guerre.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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