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ENQUÊTE : Le pétrole sous 75 dollars — comment l’accord Iran-USA remodèle la guerre de Moscou
Crédit: Adobe Stock

OPEC+ : la troisième hausse consécutive

L’OPEC+ a approuvé une hausse de production de 188 000 barils par jour (bpd) pour juillet 2026 — la troisième hausse consécutive depuis mars 2026. Ce chiffre peut sembler modeste sur un marché mondial de 100 millions de bpd, mais il s’additionne aux augmentations précédentes pour créer une pression d’offre progressive qui pèse sur les prix.

La décision de l’OPEC+ de continuer à augmenter la production reflète des intérêts divergents au sein du cartel. L’Arabie saoudite cherche à regagner des parts de marché perdues pendant les périodes de réduction. Les Émirats arabes unis ont besoin de revenus pour financer leurs plans de diversification économique. La Russie est structurellement incapable de réduire sa production sous sa capacité minimale d’exploitation des champs.

Le retour iranien et ses implications

Le retour du pétrole iranien sur le marché mondial est la variable la plus significative. L’Iran possède les quatrièmes réserves prouvées de pétrole au monde. Sous les sanctions maximales de l’ère Trump 1.0, sa production avait chuté d’environ 4 millions bpd à moins de 2 millions. Elle a partiellement rebondi depuis, mais un accord de fond — avec levée totale des sanctions — pourrait ajouter 1 à 2 millions bpd supplémentaires.

Le waiver de 60 jours accordé jusqu’au 21 août 2026 est une mise en appétit — un signal que la normalisation est possible. Les marchés ont immédiatement intégré ce signal prospectif en abaissant les prix. C’est la logique des marchés à terme : ils anticipent, pas seulement le présent mais le possible.


L’Iran qui revient sur le marché pétrolier mondial — c’est un paradoxe géopolitique saisissant. Un pays que l’Occident considère comme une menace majeure, dont les milices déstabilisent tout le Moyen-Orient, qui fournit des drones à la Russie pour tuer des Ukrainiens — et voilà que ses exportations pétrolières aident indirectement à affaiblir Moscou. La géopolitique du pétrole n’a pas de cohérence morale.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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