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ESSAI : L’ASEAN use la crise d’Ormuz pour accélérer le Code de conduite en Mer de Chine du Sud
Crédit: Adobe Stock

Ormuz — la preuve que les détroits peuvent être fermés

Le détroit d’Ormuz connecte le Golfe Persique à la mer d’Oman. Environ 20 à 21 % du commerce pétrolier mondial y transite. Sa perturbation entre mars et juin 2026 a créé une onde de choc économique mondiale — flambée des prix du pétrole, perturbations logistiques, ralentissements industriels dans les pays importateurs. La leçon est inoubliable : un détroit peut être fermé, même partiellement, et les conséquences sont systémiques.

La Mer de Chine du Sud n’est pas un détroit — c’est une mer semi-fermée avec plusieurs passages stratégiques. Mais la logique s’applique : si la Chine y imposait un contrôle suffisamment fort pour perturber le commerce, les conséquences économiques pour les économies dépendantes de ces routes seraient considérables. Le Japon, la Corée du Sud, Taïwan importent massivement de l’énergie et des matières premières qui transitent par ces eaux. Leur vulnérabilité est documentée.

Les Philippines utilisent explicitement cette analogie

Le Straits Times du 24 juin 2026 documente explicitement que les Philippines utilisent la crise d’Ormuz pour justifier l’urgence d’un Code de conduite en Mer de Chine du Sud. La formulation philippine est habile : ce n’est pas une comparaison alarmiste, c’est une démonstration empirique du risque. Les partenaires de l’ASEAN peuvent voir concrètement ce que signifie la perturbation d’un détroit commercial stratégique.

Cette argumentation philippine s’adresse en particulier aux membres de l’ASEAN qui entretiennent des relations économiques étroites avec la Chine et qui rechignent à soutenir une position trop ferme. Elle leur dit : peu importe vos liens avec Pékin, une instabilité en Mer de Chine du Sud vous touche directement. Le calcul économique doit primer sur les affinités géopolitiques.


Utiliser une crise en cours pour changer le cours d’une négociation bloquée — c’est de la diplomatie de haute volée. Les Philippines ont vu une fenêtre d’opportunité dans la catastrophe d’Ormuz et ils l’ont saisie. Ce n’est pas du cynisme — c’est de la lucidité stratégique. Les crises sont des moments où les cadres de référence bougent. Les diplomates habiles savent utiliser ces moments.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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