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COMMENTAIRE : Meta contre Bruxelles sur WhatsApp — le duel qui redéfinit le marché de l’IA
Crédit: Adobe Stock

Octobre 2025 : le coup d’éclat de Meta

Tout a commencé le 15 octobre 2025 : Meta a modifié ses conditions d’utilisation de l’API WhatsApp Business pour interdire aux assistants IA généraux — tout outil dont la fonction principale est d’être un chatbot IA — d’accéder au service. Le changement est entré en vigueur le 15 janvier 2026 pour les fournisseurs déjà présents, et dès octobre pour les nouveaux entrants. De fait, seul Meta AI — le chatbot maison — restait accessible sur la plateforme.

Les premières plaintes sont arrivées en quelques semaines. The Interaction Company, la startup française Agentik et une société espagnole concurrente ont saisi la Commission européenne. La Commission a ouvert une enquête formelle en décembre 2025. En février 2026, elle a notifié Meta de sa « première appréciation » : la politique apparaissait, à première vue, en violation des règles de concurrence de l’UE, spécifiquement de l’Article 102 TFUE interdisant l’abus de position dominante. La Commission exprimait l’intention d’imposer des mesures intérimaires.

Mars 2026 : Meta feint la concession

Le 5 mars 2026, dans une tentative de désamorcer la crise, Meta a annoncé qu’elle réadmettrait les assistants IA concurrents sur WhatsApp via son API — mais contre paiement. La grille tarifaire variait entre 0,049 € et 0,1323 € par « message non-template », selon les pays. Pour des startups IA dont le modèle économique dépend d’interactions massives et gratuites, ce coût était prohibitif. Meta avait trouvé une façon élégante de maintenir l’exclusion de fait tout en prétendant s’ouvrir.

La Commission n’a pas été dupe. Elle a continué son enquête, affirmant qu’elle « analysait l’impact » de ce changement. En avril 2026, elle a émis une déclaration d’objections complémentaire confirmant son intention d’ordonner des mesures intérimaires. Et le 9 juin, elle a agi. Le verdict était net : la redevance de Meta était « équivalente en pratique » à l’interdiction initiale. Meta devait revenir aux termes d’avant octobre 2025 — gratuité totale.


La stratégie de Meta était transparente : faire semblant d’ouvrir avec un tarif prohibitif, espérant que la Commission serait satisfaite d’une concession formelle. C’est une technique rodée par les grandes plateformes depuis des années. Que la Commission l’ait percée à jour et ait maintenu la pression, c’est rassurant. Cela dit, l’enquête principale sur le fond est encore loin d’être close. Le vrai test viendra avec la décision finale.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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