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ÉDITORIAL : L’Ukraine frappe la Crimée aux points vitaux — la péninsule volée, cauchemar pour Moscou
Crédit: Adobe Stock

Des navires militaires au rôle stratégique méconnu

Le Volga et le Vyatka ne sont pas de simples navires de soutien. Ce sont des unités de la Classe 15310, construites pour le ministère russe de la Défense, spécialisées dans le déploiement du système de surveillance sous-marine Harmony — un réseau hydroacoustique militaire capable de traquer les sous-marins. Ils peuvent également poser des mines ciblant les navires, les pipelines sous-marins et les câbles de communication. Chaque navire est estimé à plusieurs centaines de millions de dollars.

Leur destruction représente donc une perte opérationnelle majeure pour la flotte russe de la mer Noire, déjà décimée au cours des deux dernières années. L’Ukraine ne frappe pas des cibles symboliques : elle frappe des capacités militaires concrètes qui réduisent directement la puissance projetable de la Russie en mer Noire et en mer d’Azov.

Un chantier naval en Crimée transformé en cimetière de vaisseaux

Le chantier naval de Zatoka à Kertch était censé être protégé par le système de défense antiaérienne S-400 déployé dans la région du détroit de Kertch. Ce n’est plus le cas : les drones du SBU ont également détruit le radar de la station S-400, neutralisant partiellement le bouclier défensif de la péninsule. La station radar détruite couvrait le détroit de Kertch, une zone névralgique pour les mouvements militaires russes.

Cette double frappe — navires ET défenses antiaériennes — illustre la maturité tactique atteinte par les forces ukrainiennes. Il ne s’agit plus de frappes opportunistes, mais d’opérations combinées et coordonnées visant à dégrader plusieurs systèmes simultanément et à ouvrir des corridors pour des frappes ultérieures.


Le fait que l’Ukraine puisse désormais frapper des systèmes S-400 en Crimée et couler des navires militaires dans un chantier naval occupé — tout cela en simultané — devrait provoquer une réflexion sérieuse à Moscou. Mais Poutine n’est pas connu pour ses réflexions sérieuses. Il préfère les contre-offensives aveugles qui coûtent des milliers de vies russes.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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